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INTRODUCTION.
CHAPITRE VII.
Ils ont passé, comme les écritures, par quelques modifications de formeJoseph Scaliger en avait rapporté l’origine à des représentations figuratives i 2 .11 avait cru reconnaître dans £ un caducée, dans 9 un miroir antique avecle manche, dans c? un bouclier accompagné d’une lance, dans ï> la fauxsymbolique du temps. Pour Jupiter, il avait dû recourir au Z initial del’appellation grecque du dieu, traversé par un trait. Mais Amédée Sédillotcroit avoir découvert, dans les manuscrits arabes, une autre origine. Ladernière lettre du nom arabe de chaque planète, croisée d’un trait, auraitservi de signe à celte planète 3 . Prenons en effet les noms Adaredd, Zahareb,Colman, Korashl et Sjihar des cinq planètes principales, dans la languearabe; les dernières lettres seront respectivement
qui traversées d’un trait donneront
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Ces lettres n’étant pas celles du caractère coufîque, employé anciennementen Afrique , mais bien celles du neskhi introduit dans la première moitié duIX e siècle, les signes des planètes ne pourraient pas remonter au delàde cette époque. On ne commence à les rencontrer, en effet, qu’à partir duX e siècle.
Quant aux caractères conventionnels qui désignaient les signes du zodiaque,ils sont plus anciens. On ne les trouve encore ni dans PAImageste ni dans lesTables manuelles de Ptolémée, mais ils figurent dans le Quadripartitum qu’on lui attribue et dans l’introduction de Porphyre à ses Apotélesma-tiques. Il faut dire toutefois que les manuscrits qui nous restent de tous cesouvrages ne remontent pas à l’époque alexandrine. Ils sont au plus duVIII e ou du IX e siècle, et il serait téméraire de rien affirmer touchantl’époque précise à laquelle ces signes ont été introduits. Comme ils sontemployés dans les manuscrits astrologiques, tant arabes que grecs, et qu’ilsfigurent surtout dans les tableaux génethliaques et les horoscopes, on peutcroire qu’ils ont été mis en usage par les astrologues. Or, c’est du II e auVI e siècle que ceux-ci, sous le nom de chaldéens, se sont répandus dansl’empire romain. Ces signes, comme ceux des planètes, ont varié d’une
i Salmasius , Plinianae exercitationes, 1629, réimprimé 1689, p. 1236 et 1236; Huet,
dans Manilii astronomicon, éd. 4°, Parisiis, 1679, lib. v, p. 80. — a J. Scaliger , dans sesNotae in 31anilium, 1579; adopté par lliccioli, Almagestum novum, 1651, lib. vu, cap. 1.—
3 L. A. Sédillot , Prolégomènes des tables astronomiques d’Oloug-Beg, 1847, p. cxlviij.