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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.

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manière assez notable en différents temps. On peut en voir plusieurs formesdans Saumaise 1 et dans le Manilius de Huet 2 . La liaison de quelques-unsd’entre eux avec certains symboles mythologiques et cabalistiques a étéétablie. Le signe des Gémeaux, par exemple, est composé de quatre poutresen parallélogramme, qui représentaient l’union des dioscures, Castor etPollux. On a cru même en trouver de premières traces sur des monumentségyptiens 5 .

Les analogies supposées entre les planètes et les métaux ont été employéesconcurremment par l’astrologie et l'alchimie. On n’a jamais été complète-ment d’accord sur ces relations plus ou moins myslérieuses. L’idée pre-mière en est fort ancienne et paraît remonter à l’Orient. Origène 4 nous aconservé les sept échelons de l’échelle mystique de Mithra . C’étaient

Saturne , le plomb;

Vénus, l’étain;

Jupiter, le cuivre;

Mercure , le fer;

Mars, un amalgame;

la Lune , l’argent;

le Soleil, l’or.

On remarquera que l’ordre des planètes n’est pas ici celui de Pythagore ni celui des distances. Paracelse , qui vivait dans la première moitié duXVI-’ siècle, a expliqué comment les divers métaux devaient être attribuésaux différentes planètes. L’effet thérapeutique de chaque métal donne l’indi-cation, nous dit-il, du genre d’action de la planète. On peut ainsi reconnaîtrelequel de ces corps célestes correspond à un métal donné. Cependant leslistes d’assimilation offrent beaucoup de variantes et l’on ne trouve guèrede constante que l’attribution de l’or au Soleil : le reste présente des diffé-rences suivant les auteurs. 11 y a encore des listes de correspondance entreles planètes et les métaux dans Tycho Brahé et dans Képler. On voit même,chez ce dernier, la pensée que ces analogies avaient une base naturelle etmarquaient les densités des corps du système 3 .

Pour donner une idée des divagations auxquelles l’astrologie, l’alchimieet l’art cabalistique réunis en étaient arrivés dans leur exploitation de lacrédulité humaine,, nous terminerons cet exposé par un passage d’Abenpha-

1 Salmasins, Plinianae exercitationes, 1629, réimpression de 1689, p. 1036 et suiv. —

2 Manilius , Astronomicon, éd. 4°, Parisiis, 1679, lib. v, p. 80. — 3 Bianchini, La storia

universale, 1747. — 4 Première moitié du -+- III e siècle. — 3 Kepler, Epitome astronomiae

copernicanae , part, u, 1620, p. 488;-dans ses Opéra, vol. VI, 1866, p. 331.

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