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INTRODUCTION.
CHAPITRE VII.
ces paroles qui sont maintenant arriérées de deux mille ans : « la Lune contribue par ses influences à ce que les fruits de la Terre parviennent àmaturité, et que les animaux puissent avoir de quoi se nourrir, croître etprendre des forces '. »
Le passé survit donc, dans une société, à côté du présent; et pendantlongtemps l’homme professionnel est le seul pour lequel les acquisitions del’intelligence soient une vérité. L’astrologie n’est, pas, du reste, le seul systèmedont les progrès de la science ont démontré la vanité. En dépit d’autoritésillustres et de l’adhésion de générations successives d’hommes éclairés, lessphères transparentes de cristal sont brisées, les rouages de déférents etd’épicycles sont passés à l’état de chimères, la trépidation des équinoxesn’était qu’une illusion, la grande année et les conjonctions initiales desmythes. Les spirales d’Àlpélrage n’étaient qu’un rêve et jusqu’aux tourbil-lons de Descartes sont évanouis. La science est arrivée aujourd’hui à laconclusion que toutes ces conceptions systématiques, semblables à cellesde la géomancie, de la nécromancie, de la chiromancie, de la divination, del’interprétation des songes, de l’astrologie elle-même, n’étaient que des décep-tions. Quel exemple et quel enseignement!
La science inductive, la science moderne, marche dans un champ parseméde débris. Il est juste de « laisser aux morts le temps d’enterrer leurs morts. »Un certain respect pour les traditions et les vieux usages est comme unhommage rendu à nos devanciers. x>Iais lorsqu’on voit avec quelle persistanceles erreurs et les superstitions se conservent, combien de générations ellestraversent comme vérités, après que la science les a reconnues pour desfaussetés et des illusions, oa se demande où en serait l’intelligence humainesans les efforts des hommes auxquels la vérité est plus chère que la tra-dition.