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INTKODL’CTIOX.
CIIAPITKE VIII.
dant par résoudre le problème, en 1674, en attelant le balancier à un ressortspiral b Tel est encore le principe de nos chronomètres, dont la perfectionmécanique a été poussée tellement loin qu’ils dispensent entièrement aujour-d’hui des observations célestes de longitude pendant les traversées maritimes.
Le transport du temps était d’ailleurs un procédé si direct, en géographieastronomique, qu’on devait chercher tous les moyens possibles de le rendrepratique. Dès 1510, Àlonso de Santa Cruz le préconisait i 2 , alors qu’on nepouvait encore employer, à bord des navires, que les sabliers, qui se retour-naient dans ce temps de demi en demi-heure. Cardan rapporte même qu’unPolonais avait construit une ampoulette qui marchait pendant 24 heures, etdont le sable était remplacé par de la poussière de plomb 5 . Mais ces instru-ments, suffisamment exacts pour la durée totale, ne donnaient pas avecsûreté les subdivisions. La montre avait à cet égard un certain avantage.Ce fut une montre que Pierre Kriiger porta de Danzig à Konigsberg , en 1615,avant même l’invention du spiral, pour faire la première détermination delongitude qui ait été duc au transport du temps *.
Pourtant, jusqu’au commencement de notre siècle, les horloges transpor-tables, les chronomètres, n’avaient pas le degré de perfection nécessaire pourconserver, pendant une durée de quelque étendue, une marche certaine. Leshorloges n’ont servi longtemps aux usages astronomiques que dans les seulsobservatoires fixes. Walther fut le premier à employer, en 1484, dans sesobservations, un de ces appareils à poids, à rouages et à volant 3 * . TychoBrahé , afin de contrôler la marche de ces instruments, recourait à quatred’entre eux simultanément 15 . Nous verrons un peu plus loin qu’Hévélius enobtenait l'heure à la précision d’un tiers de minute environ. On peut direque ce fut là le maximum de la perfection dont étaient susceptibles les hor-loges fixes à volants.
Ap/dicalion du pendule aux horloges. — Mais on avait vu depuis long-temps qu’au lieu du volant, doué seulement d’inertie, et sur lequel lesdivers frottements exerçaient une influence variable, c’était le pendule qui
i Jïooke, Description of helioscopes and sonie other instruments, 1676. Il avait eu
l’idée de cette combinaison dès 1658 ( Reid , dans Edinburgh Encyclopaedia, vol. XI, 1817,
p. 118). Iluygens est arrivé de son côté un peu plus tard à la même invention (I’hiloso-phical Transactions, 1675, p. 272). —- 2 a. von Ilumboldt, Kosmos, vol. Il, 1847, p. 488(Cosmos, t. II, 1848, p. 580).— 3 Cardanas, De rerum varietate, 1557, cap. 58. — 4 Kaestner,
dans von Zaeli et liertnch, Allgemeine geographischen Ephemeriden, vol. I, 1798, p. 643.— s Regiomontanus , Scripta... aucta Schoneri observationibus : observationes motuum
coeli, 1514, p. 50. — 6 Tycho Bralie, Astronomiac instauratac mechanica, 1598.