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Première partie.
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ÉPOQUE INDUCTIVE.-LES GRANDES THÉORIES.

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jour, autour du feu central, dans une orbite enveloppée par la nôtre. Il eutainsi neuf planètes, et avec la sphère des fixes il obtint les dix sphères, quiétaient selon lui essentielles à la perfection '.

Dans ce système, les fixes seraient en réalité demeurées immobiles, leurrévolution diurne étant attribuée à la Terre . En effet, il faut remarquer quela précession des équinoxes était alors inconnue. Aussi Philolaus dut-ilimaginer à la sphère des étoiles, pour la faire concourir à la production del’harmonie céleste, un mouvement très lent, beaucoup plus lent que celui deSaturne , mouvement qui en nous entraînant avec lui n’est pas sensible pournous.

Le système de Philolaus n’était donc pas exactement celui de Copernic .Mais il n’en était pas moins fort remarquable, en ce qu’il faisait de la Terre une des planètes, idée dont la hardiesse devait paraître alors inouïe, etparce qu’il animait notre globe d’un mouvement de translation.

Quoi qu’en ait dit Cicéron * 2 * 4 * , Ilicetas, appelé aussi Nicelas, suivait simple-ment le sy stème de Philolaus Mais Iléraclides de Pont i , tout en conservantà la Terre la position centrale dans l’univers, eut l’heureuse pensée de luiattribuer, au lieu de la révolution diurne imaginée par Philolaus , une simplerotation sur elle-même en vingt-quatre heures î; . Il fut suivi presque immé-diatement par Ecphante 6 . La communauté de mouvement qui frappe dansla marche diurne du ciel étoilé devait faire naître l’idée d’unité de cause.Deux textes égyptiens nous ont appris que la généralité de ce phénomèneavait conduit les anciens habitants de la vallée du Nil à la pensée d’unerotation de la Terre 7 . Quelques esprits lucides étaient arrivés à la mêmeconclusion à la Chine 8 ; et c’était parce que ce mouvement s’étendait encommun à tous les astres qu’Aryabhalta 9 en avait aussi conclu dans l’Inde à la rotation de notre globe 10 .

On voyait l’univers emporté, l’on pourrait dire en masse, dans un mou-vement d’orient en occident. On se demandait, si ce mouvement eût étéréel, comment la Terre aurait pu, dans ce tourbillon, rester immobile cl en

4 Le, nombre iO est la somme des quatre premiers nombres naturels : 10=1 + 24-3 + 4.

— 2 Cicero, Academica, lib. n, cap. 39. — 3 Diogenes Laertius , De vitis clarorum philoso-

phorum, lib. vm, cap. 85; Plutarclius, De placitis philosophorum, lib. ni, cap. 9. —

4 Deuxième moitié du — IV e siècle. — 5 Pluîàrchus, op. cit., lib. ni, cap. 13; Diogenes

Laertius , op. cit., lib. v, cap. 86. — 6 Origenes, Pbilosophumena, lib. i, cap. 13; Pliitar-

clms, op. cit., lib. m, cap. 13. — 1 Pierret, Dictionnaire d’archéologie égyptienne, 1875,

art. Astronomie. — « Gaubil, dans Souciet, Observations mathématiques... tirées des

anciens livres chinois, t. II, 1732. — 9 Au + V e siècle [Cantor], — 49 Colebrooke , Hindu

algebra, 1817, p. xxxviij; reproduit dans ses Miscellaneous essays, vol. II, 1837, p. 467.