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Première partie.
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ÉPOQUE INDUCTIVE. - LES GRANDES THÉORIES.

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effet de la circulation de cette planète autour du Soleil J . Ce furent aussi cellesde Mercure que, d’après un passage de Képler , Simon Mayer, en latin Marius,doit avoir vues vers 4 615 1 2 . La circulation des deux planètes inférieuresautour du Soleil était ainsi confirmée. Mais c’était surtout pour les planètessupérieures que le doute existait.

Le télescope apporta aussi à l’égard de ces astres une confirmation. Lessatellites de Jupiter avaient été découverts, et le monde de cette planèteoffrait comme une miniature du système solaire. Simon Mayer, en exami-nant la loi des mouvements de ces astres secondaires, annonça un fait quiavait échappé à Galilée , ou du moins que ce grand astronome n’avait pasmis en lumière comme il le méritait. Si l’on fait partir les révolutions d’unsatellite d’une droite dirigée de Jupiter au Soleil , toutes les révolutions de cesatellite sont sensiblement égales entre elles. Mais si on les compte d’unedroite dirigée de Jupiter à la Terre , elles ne sont plus uniformes 3 . D’oùl’on peut inférer que c’est le Soleil et non la Terre qui est le centre dumouvement de circulation de Jupiter .

Les satellites de Saturne , à mesure qu’ils furent connus, offrirent lesmêmes relations. Le fait était donc général. La découverte de l’équationde la lumière, publiée par Roemer en 1676 4 * , fut une nouvelle confirmationde la révolution du Soleil et de la Terre l’un autour de l’autre, mais elleconvenait au système de Tycho Bralié aussi bien qu’à celui de Copernic .C’était entre ces deux hypothèses qu’il restait désormais à décider.

Les éléments de cette décision finirent par se trouver. L’aberration desétoiles, découverte par Bradley 3 près de deux siècles après l’apparition duDe revoluliomlms, ne laissait plus de place au doute. La question de la trans-lation de la Terre autour du Soleil était résolue par un effet visible et mesu-rable de cette révolution. A partir de ce moment l’induction de Copernic se trouva confirmée; aujourd’hui le mouvement de la Terre est attesté parles phénomènes du ciel, en direction aussi bien qu’en grandeur.

11 serait superflu d’insister, auprès des astronomes, sur les confirmationscorrélalrices que l’idée copernicienne reçoit tous les jours, telles que la rota-tion du globe mise en évidence par la célèbre expérience de Foucault 6 , etla mesure directe de la vitesse de la lumière faite le long d’une base terrestre

1 Copernicus, De revolutionibus orbium coelestium, 1543, lib. i, cap. 10. — 2 Kepler ,

Epitome astronomiae copernicanae , fasc. ii, 1620, lib. iv, part, ij, art. 6; et dans ses Opéra,

t. VI, 1866, p. 362. — 3 s. Marius, Mundus jovialis, 1614. — 4 Journal des savants , 1676,

déc. 7, p. 133 de la réimpression (1717). — 3 Philosophical Transactions , 1728, p. 637.

— 6 Comptes rendus hebdomadaires de l’Académie des sciences [de Paris ], t. XXXII, 1851,

p. 135.