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INTKODUCTION.
CHAPITRE IX.
par Fizeau 1 et ses continuateurs “ 2 . La précession des équinoxes n’est com-patible en mécanique qu’avec la rotation du globe qui nous porte; et lesperturbations tant séculaires que périodiques des planètes, qui se retrouventsi exactement dans les observations, n’ont leurs valeurs que dans la dispositioncopernicienne du système.
Les lois de Kepler . — D’ailleurs, dans l’intervalle des événements, lessphères solides, les épicycles matériels roulant sur leur déférent comme laroue d’un chariot sur une chaussée, avaient fait place à la notion de trajec-toires idéales, géométriquement régulières, dans un espace libre. Le ciel,débarrassé de tous ces obstacles, se prêtait désormais à la simplicité commeà l’élégance des conceptions. Ce fut à Képler qu’on dut cette grande réforme.Mais comme Copernic , il n’avait pas été sans avoir des précurseurs. Si ladécomposition du mouvement vrai en mouvements circulaires uniformes,entés les uns sur les autres, conduisait à une inextricable complication,pourquoi, s’était-on demandé, ne pas remplacer immédiatement toutes cescomposantes par leur résultante, ou en d’autres termes par la courbe réelle?Pouvait-on se former une idée de la figure géométrique de cette courbe?
Arzachel l’essaya dans un traité de 1080, traduit par l’ordre d’Alphonse Xde Castille , et publié avec ses œuvres. Le problème présente de grandesdifficultés, dit l’astronome arabe. Il l’aborde cependant pour Mercure qui, detoutes les planètes, s’écarte le plus du cercle. Les élongations observées dansles différentes parties de l’orbite lui donnent un nombre de rayons inégaux,desquels il conclut que la courbe décrite est une sorte d’ovale 3 .
Reinhold, guidé par des indices analogues, avait même prononcé le nomd’ellipse. Il avait été explicite, en particulier, pour ce qui concerne Mercureet la Lune i . Copernic lui-même, en dehors des règles de l’école, reconnais-sait que le mouvement réel avait un caractère d’ellipticité. Mais on n’avaitpas de comparaisons continues pour affirmer cette proposition. Képler , ayanttrouvé dans les observations de Tycho Brahé une suite de vingt années depositions exactes des différentes planètes, put enfin entreprendre cet examen.11 choisit à cet effet celle des planètes supérieures qui s’écarte le plus du
i Comptes rendus hebdomadaires de l’Académie des sciences [de Paris ], t. XXIX, 1849,p. 90. — 2 Cornu, dans Annales de l’Observatoire de Paris, Mémoires, t. XIII, 1870,
p. ai ; Michelson, dans Astronomical papers prepared for the use of tbe American Eplie-meris, vol. I, 1880, p. 115; J. Young et G. Forbes, dans Philosophical Transactions , 1882,p. 231. — :i Azarquiel [Arzachel], De las laminas, lib. u, cap. 9, dans Alfonso, Libros del
saber de astronomia, t. III, 1804, p. 278. — 4 lieinholdus, Georgii Purbachii Theoricaenovae planetarum , 1542, De Mercurio, cap. 3 et 4. Le De revolutionibus de Copernic estde 1543.