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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE X.

longtemps perpétué, parmi des nations plus instruites, le souvenir de cetteépoque animée. Au fond c’était la divinité qui pénétrait tout, pour toutinspirer et tout mouvoir. L’étincelle vivifiante s’était insinuée partout. Maisparmi ces esprits au milieu desquels on vivait, s’il y en avait de bons il y enavait aussi beaucoup de mauvais, qu’il fallait redouter et apaiser par dessacrifices. Lorsqu’on eut quitté le culte des fétiches, que l’homme porte surlui, puis celui des pierres et des troncs d’arbres, qui composent son plusproche horizon, les esprits résidèrent surtout dans les météores. On adorait,parce qu’on les redoutait, le vent, le tonnerre et la tempête. La physiqueelle-même eut ses sylphes, qui réglaient les mouvements de notre atmo-sphère. La météorolâtrie a marqué une époque et déterminé un horizondans l’évolution intellectuelle de tous les peuples.

A ce moment la connaissance du ciel est encore si vague et si incomplèteque l’homme a nommé seulement les astérismes les plus brillants, et qu’il neconnaît que Vénus parmi les planètes. Dans le Nouveau Monde, les Incas etles Aztèques avaient peu dépassé ce niveau ; dans l’Ancien, les Scandinavesy étaient arrivés; et l’on a le souvenir de l'époque reculée à laquelle lesAryens, encore dans la Bactriane , traversaient cette phase.

On n’avait pas alors dirigé sérieusement les regards jusqu’au firmament.Mais le temps approchait où l’on serait amené à compléter les premièresébauches, résultant de vagues observations. La sphère entière allait secouvrir de figures et la découverte des grandes planètes s’achever. Quand, àla suite de ces efforts plus réguliers et plus suivis, le cercle des connaissancesse fut élargi, le siège des divinisations fractionnaires passa de la terre au ciel.Ce furent les astres qui devinrent des dieux.

Comme émanations de l’essence primordiale et régulatrice, ces astresparaissaient doués des diverses qualités particulières sorties du premierprincipe. On saluait dans le Soleil le dispensateur des saisons et de la vie.On suivait, en cherchant à les comprendre, les mouvements des planètesdivinisées, en même temps qu’on se racontait les légendes de certains person-nages placés sur la sphère étoilée. C’est à une astrolâtrie complète et brillantequ’étaient arrivées, au temps de leur plus grande splendeur antique, long-temps avant l’origine de notre ère, l’Égypte, la Chaldée et l’Inde. La Grèce des temps héroïques en fournit également une idée; mais elle ne s’est pasarrêtée à cet horizon.

A un certain moment de la vie des peuples, le culte des astres acquiert undéveloppement immense et s’enrichit de détails merveilleux. Mais peu à peuJe nombre des principes animés, distincts les uns des autres, va en dimi-nuant. On ne voit plus, dans ces personnifications diverses, que des attri-