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Première partie.
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l’astronomie dans l’histoire.

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buts différents. On revient à l’idée d’un maître suprême, qui a frappé debonne heure la plupart des nations primitives : regnator omnium deus,codera subjecta algue parentia , disait Tacite exposant les idées des Ger-mains ’. Alors tout ce qu’on avait regardé comme des personnalités indépen-dantes n’apparaît plus que comme des émanations d’un principe primordialet finalement on n’y voit que des qualités d’un être suprême. Le mono-théisme est le dernier mot et comme la conclusion générale de l’époque quenous venons de décrire.

L'imagination. — Pendant la période fabuleuse il y a bien peu de placepour l’observation ; c’est l’imagination qui étend partout son empire. C’estelle qui jette l’homme dans les conceptions les plus illusoires et souvent lesplus extravagantes. Elle prend les devants et l’empêche en quelque sorte devoir et d’entendre. Par une réaction qui s’explique, mais qui n’est pas suffi-samment justifiée, quelques critiques ont conclu qu’il fallait la proscrireabsolument du travail moderne d’investigation. Ils n’ont pas considérécombien, au contraire, elle peut être utile lorsqu’on lui assigne son véritablerôle. C’est, en effet, cette faculté qui ouvre le chemin à l’induction; c’estelle qui souvent a mis sur la voie de grandes découvertes. C’est elle seule,par exemple, qui a fourni à Képler l’idée de sa troisième loi. « L’influencede l’imagination comme instrument d’investigation, dit Brewster, a été tropdédaignée par ceux qui se sont risqués à poser des règles à la philosophie.Celte faculté est de la plus haute valeur dans les recherches physiques. Sinous la prenons pour guide et nous confions à ses indications, elle nousinduira en erreur infailliblement; mais si nous l’employons comme auxi-liaire, elle nous apporlera un inappréciable secours 1 2 . »

On pourra s’en convaincre tout à l’heure en considérant le rôle quel’imagination, soutenue par l’observation, et contrôlée cette fois par la com-paraison des faits avec les théories, a joué pendant l’époque inductive. Queson emploi à peu près exclusif, à l’origine du mouvement scientifique, aitjeté l’homme dans un monde chimérique, en l’éloignant par conséquent dumonde réel, c’est ce qu’il est impossible de nier. Mais ces commencements,qui sont les mômes partout, prouvent seulement que les différentes facultésde l’intelligence ne se manifestent pas toutes au même moment.

IL Époque empirique. — Il était évidemment plus facile à l’homme depuiser d’abord en lui-même avant de regarder autour de lui. C’est ce que

1 Tacitus , De moribus Germanorum, cap. 33. — 2 Brewster, The martyrs of science,

1841, p. 215.

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