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INTRODUCTION. - CHAPITRE X.
signifie la priorité des fables. Ces premières images donnent lieu dans sonesprit, et comme par un besoin de sa nature, à tout un échafaudage dedéductions. La science consiste alors à raisonner, sans trop s’inquiéter dela solidité ou de l’inanité de la base. N’était-on pas accoutumé à admettre lesfaits facilement, légèrement, sans examiner d’où ils venaient? De ces faitsde valeur diverse, et pour la plupart fort contestables, on fait bientôtdécouler de vastes systèmes.
Il faut reconnaître toutefois que si le but n’est pas atteint, si l’explicationdes phénomènes n’est pas trouvée, il y a maintenant le désir et l’intentionmanifeste de les expliquer. Les individualités supernaturelles disparaissantavec l’astrolâtrie, des causes physiques viennent les remplacer. Ce ne sontplus les coursiers du Soleil qui en traînent le char; ce sont les sphèressolides en cristal qui emportent l’astre. Nous ne sommes plus le jouet descaprices de Jupiter, de Vénus ou de Saturne ; mais il y a dans les planètesdes influences physiques qui règlent notre destinée. L’astrologie est une véri-table matérialisation de l’astrolâtrie. Au lieu de l’influence libre et animiquedes planètes, c’est leur influence physique, d’après des lois fixes, produisantdes effets aussi inévitables que la chaleur même du Soleil.
Les anciens peuples de l’Orient avaient déjà vu l’astrologie se substituerà l’astrolâtrie. Les Grecs les ont suivis dans cette voie. Les Arabes et l’Europe du moyen âge ont renchéri sur les systèmes de leurs devanciers. En mêmetemps, les observations commençant à se multiplier, les mouvements desastres sur la sphère perdirent la simplicité qu’on leur avait attribuée à l’ori-gine, et il fallut recourir à des artifices de plus en plus compliqués pourles représenter. Eli bien, l’histoire fait foi que celte recherche est partoutcontemporaine de l’astrologie, dont les opérations exigent une certaine pré-cision dans le calcul des mouvements célestes. Chez les nations qui n’avaientpas encore de système astrologique, on ne trouvait pas non plus de procédépour représenter la marche apparente des planètes. Chez celles, au contraire,qui faisaient usage de méthodes empiriques pour calculer, au moins approxi-mativement, les mouvements planétaires, les erreurs de la divination par lesastres avaient pris possession pleine et entière de la société.
Telle est encore aujourd’hui la phase à laquelle se trouvent arrêtés lesplus grands peuples de l’Asie , les Chinois, les Ilindoux, les Persans. Nonseulement ils calculent toujours empiriquement, comme ils le faisaient dansl’antiquité, les mouvements des planètes, mais ils emploient encore les vieuxinstruments d’observation, les astrolabes et les clepsydres. C’est dans unesituation analogue, au meme point d’avancement des connaissances astrono-miques, que les anciens peuples de la Chaldée, de l’Égypte , de PHelléme