l’asthojnomie dans l’histoire.
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s’étaient abandonnés à i’astrologie. C’est encore à l’époque des calculsempiriques des mouvements célestes que les Arabes et les Européens de larenaissance ont vu florir cette fausse science. Il s’agit donc d’une phase parlaquelle chaque développement qui se répète vient passer à son tour : ils’agit d’un horizon très bien limité dans l’histoire de l’évolution humaine.
Ne nous étonnons pas d’ailleurs de la bizarrerie des systèmes que voitéclore l’époque empirique. Dans le monde intérieur, il est si facile de sefaire illusion sur la subslantialité des images et de construire alors sur desombres. Combien peuvent se flatter d’avoir échappé à cet entraînement?Spinosa , étant jeune encore mais ayant déjà acquis quelque célébrité, futreçu par un de ces philosophes en renom dont l’Allemagne a toujours étési féconde. L’occasion de découvrir aux yeux de son visiteur le systèmeentier de l’univers était trop belle pour que le philosophe la laissât échapper.Il lui exposa l’essence intime de l’homme, l’origine de l’àme, la corrélationdes sphères, le rôle de la divinité, le passé et l’avenir. « Il a cru me mon-trer le tableau du monde, disait Spinosa en le quittant; il ne m’a montréque celui de sa propre imagination L »
C’est ainsi que, pendant l’époque empirique, s’élèvent systèmes sur sys-tèmes. Il est à remarquer cependant que la confiance des auteurs dans leursconceptions, qui est d’abord sans bornes, diminue à mesure que les obser-vations s’accumulent. Nous le voyons chaque jour dans les sciences quien sont encore à la période spéculative, les sciences métaphysiques parexemple. Le psychologue répète à ses disciples l’enseignement scolastiquedu XIV e et du XV e siècle touchant l’existence de l’âme, sa nature, sespropriétés et ses destinées dans l’éternité. La marche dogmatique, les termesmême n’ont pas changé. Pourtant ce n’est plus avec la même foi implicite,ni avec la même assurance que le maître parle aujourd’hui. Les échos de lachaire de physiologie, élevée dans une salle voisine, sont venus jusqu’à luiet n’ont pas été sans troubler sa sécurité.
Il en avait été de môme pour l’astronomie vers la fin du règne des sys-tèmes, quand les observations avaient commencé à se multiplier. En compa-rant ces observations aux positions calculées, on ne pouvait plus se faireillusion sur l’insuffisance des procédés empiriques que l’on suivait. 11 avaitfallu enter épicycles sur épicycles, sans arriver à rien d’exact. L’édifice