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Première partie.
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L ASTRONOMIE DANS L HISTOIRE.

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ne peut être établie que par la confrontation des théories avec les observa-tions. C’est cette comparaison qui seule démontre le bien fondé des hypothèsesou bien en fait loucher l’inanité. Avant la confirmation expérimentale rienn’est véritablement établi.

L’induction de Copernic , concevant dans la pensée la construction dusystème planétaire, fut une des plus grandes et des plus brillantes dontl’histoire des sciences fasse mention. Elle était cependant discutable à l’ori-gine, parce que la confirmation manquait d’un caractère rigoureux. Il nesuffisait pas, pour l’établir, d’expliquer dans leurs traits généraux les stationset les rétrogradations des planètes; il ne suffisait même pas que les révolu-tions synodiques des satellites fussent uniformes par rapport au Soleil etnon par rapport à la Terre . Il fallait la découverte de l’aberration.

La confirmation d’ailleurs n’est pas d’égale valeur, suivant qu’elle se fondesimplement sur la nature des phénomènes ou qu’elle les considère en nombreet en grandeur. L’astronomie lire sa principale force de l’emploi presquegénéral, dans cette science, de la confirmation par les chiffres, que l’onpourrait nommer la confirmation métrique. C’est ainsi que la théorie desperturbations planétaires est vérifiée par l’accord des positions observées aveccelles que fournit le calcul.

Tous les genres de mesures peuvent se prêter à ces comparaisons. Dansles sciences physico-chimiques et dans les sciences physiologiques ce sontsouvent des pesées. C’est par celles-ci que l’on compare, par exemple, lathéorie de la respiration aux produits observés de cette fonction vitale.

Il y a un siècle, on aurait encore pu croire que la confirmation métriquedes hypothèses n’était applicable qu’à quelques sciences plus ou moinsdirectement rattachées aux mathématiques. Presque toutes les sciences natu-relles en étaient réduites à rapprocher de la cause proposée le simple carac-tère des effets produits. En géologie, par exemple, on comparait la théoriedes soulèvements à la nature des marques empreintes sur le terrain. Aujour-d’hui on peut entrevoir que le caractère plus probant de la confirmationmétrique s’introduira non seulement dans la science de la Terre , mais jusquedans le domaine des sciences biologiques et de la connaissance de l’homme.Pour la science du XIX e siècle, c’est le plus haut terme de certitude qu’ilsoit possible d’atteindre. C’est celui auquel l’astronomie contemporaine estparvenue.

Celte certitude n’est pourtant pas absolue, par la raison qu’il n’y a jamaisde mesure qui soit parfaite. Nous pouvons seulement prétendre à renfermerles écarts dans les limites de certaines erreurs inévitables d’appréciation.Notre esprit doit donc rester toujours ouvert à des corrections nouvelles;