I. ASTRONOMIE DANS L HISTOIRE.
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Européens de la renaissance, les documents de la science sont contenus dansdes manuscrits. Les principaux de ceux-ci ont été ou analysés ou reproduitsintégralement par la voie de la presse. On y a joint souvent des traductions;en sorte que nous avons un certain accès aux sources authentiques. Il restecependant, dans les dépôts des bibliothèques, des documents précieux quine peuvent être étudiés que sur des exemplaires uniques, il est même pro-bable qu’un certain nombre d’ouvrages qu’on regarde comme perdus, sontenfouis au milieu de matériaux mal examinés, ou dont on n’a pas publiél’inventaire.
C’est dans les manuscrits que nous retrouvons l’étal de l’astronomie àl’époque empirique, tant en Orient qu’en Occident, pendant une vingtainede siècles. La série commence par des poèmes, en partie descriptifs, en partiedans lesquels l’imagination se donne pleine carrière. On est frappé tout desuite de la place considérable que l’astrologie tenait alors dans les préoccu-pations. La proportion des documents qui s’y rattachent est réellementénorme. Les listes qu’on trouvera dans le cours de cet ouvrage en fournirontune idée, bien que nous n’ayons pas épuisé le sujet. Quant aux traités astro-nomiques proprement dits, ils n’ont pour ainsi dire, durant cette longuepériode, qu’un même type et un seul objet : exprimer artificiellement lesmouvements des sept astres mobiles, le Soleil, la Lune et les grandes planètes.
Celte représentation est le but exclusif de l’Almagesie de Plolémée, etc’est encore l’objet dominant du livre de Copernic , dont le plan est presqueexactement celui du grand ouvrage de l’astronome d’Alexandrie . Tout traitéd’astronomie était alors terminé par des tables, où le travail de l’auteurvenait se résumer. C’était pour arriver à des tables à peu près conformesaux mouvements apparents que toute la discussion, tout l’examen des phé-nomènes était entrepris. Il n’y a pour ainsi dire pas d’astronome arabe oupersan qui n’ait laissé des tables des sept astres mobiles; il n’y a guèred’astronome de la renaissance qui n’ait donné les siennes. Le caractèresaillant et qui semble absorber les autres, pendant ces deux mille années,est le perfectionnement des moyens empiriques de représentation.
La troisième époque se place après l’invention de l’imprimerie. Lessources de ce temps présentent par conséquent un autre aspect, et nous lesavons directement sous la main. Ce sont des livres imprimés, que l’astro-nome, après ses éludes classiques, peut presque tous lire dans les originaux.En effet, ils ont été écrits pour la plupart en latin jusque vers le milieu duXVII e siècle, puis dans les langues modernes de l’Occident , et principalementen français, en allemand, en anglais et en italien. Le caractère de cesouvrages est beaucoup plus varié, parce que l’époque inductive est riche en