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INTRODUCTION. - CHAPITRE X.
hypothèses, parfois inexactes, auxquelles il s’agit de comparer les faitsobservés. Ces hypothèses sont souvent susceptibles d’une expression mathé-matique, qui permet l’emploi de l’analyse. La littérature astronomique del’époque moderne prend de là un caractère tout à fait distinct. Les questionstraitées dans la science des astres sont aujourd’hui des problèmes de méca-nique, d’optique, de physique générale, de chimie même, d’une grandevariété, ainsi que d’un grand intérêt d’application.
Les observations des trois époques. — Les différences que nous offrentles sources de la science trouvent un parallèle dans celles que présente lanature des observations. Dans les premiers temps, on n’attachait pas d’im-portance à enregistrer les données d’une manière précise et détaillée. Onavait déterminé des révolutions et formé des cycles, sans s’inquiéter deconserver les éléments de ces évaluations. Nous retrouvons de l’époqueprimitive des calendriers, des planisphères, des images planétaires symbo-liques, des formules même de cycles, avec peu d’observations proprementdites.
Mais quand vint l’empirisme, on fixa dans le cours des astres de grandspoints placés de distance en distance, des points de passage si l’on peuts’exprimer ainsi. C’était le lever ou le coucher d’un astre dans la périodediurne, les solstices et les équinoxes dans le cours de l’année. Puis ce furentles éclipses, qui marquaient des repères, non seulement dans la marche duSoleil et de la Lune , mais aussi dans celle du nœud lunaire. Lorsque nousvoulons vérifier nos théories en remontant au loin dans le passé, nous n’avons[tas d’autres hases de comparaison que ces grands points, fondés sur leséclipses, les conjonctions des planètes et les appulses de ces astres avec desfixes. Jusqu'à la fin du XVII e siècle et même au commencement du XVIII e ,nous ne trouvons pas autre chose, si ce n’est des occultations que le téles-cope avait fourni les moyens d’observer, mais qui sont également de la mêmenature. L’observation continue des coordonnées est toute moderne : elle aété provoquée par la nécessité de fournir aux théories des éléments decomparaison.
Harmonie entre l’avancement scientifique et l’étal social. - - Il est facilede voir que ces différents caractères ne suivent pas seulement l’état de lascience, mais celui même de la société. Tout se lie dans l’évolution intellec-tuelle. La forme des monuments astronomiques a été en rapport, danschaque période, avec les ressources du moment. Si les inscriptions, lesmanuscrits, les livres imprimés ont successivement fourni trois termes,