1147 MAITRESSES
ecclésiastique et obtint les prieurésde Condé et de l’Enfourchure. Il rimatoute sa vie et ses poésies se ressen-tent de sa position au moment où illes composait. Recueillies en plusieursvolumes par son ami Antoine de laForest, elles contiennent â peu prèstous les genres et tous les styles; lesmeilleures ne valent pas grand’chose.On y remarque cependant un discourssatirique adressé à Béroalde de Ver-ville et dirigé « contre ceux qui écri-vent d’amour. » Sans doute, l’excel-lent prieur avait oublié, en composantcette satire, qu’il avait jadis, dans ses« Fleurettes, » chanté, assez chaste-ment d’ailleurs, les louanges d’unebelle qu’il nomme Blanche, qui nousest inconnue.
DUPIN-PAGER. — Les Œuvrespoétiques du sieur Dupin-Pager. —Paris , Jacques Quesnet, 1629, gr.in-8 ; rare.
Ce poète, dont Viollet-Ie-Duc a parléavec estime, est bien peu connu. LesBiographies sont muettes à son égard.On sait seulement qu’il vécut dansl’intimilé de Guillaume Colletet , deFrançois Ogier , de Jean Besly et d’au-tres littérateurs distingués de sontemps. Ses œuvres se divisent en deuxparties : les poésies françaises et les poé-sies latines. « Dans les premières il cé-lèbre,sous le nom de Belinde, une dameà laquelle il adresse maintes élégieset force sonnets. L’objet de son amourest une femme mariée; il cherche àatténuer les reproches que s’adresse samaîtresse avant que de satisfaire à cequ’il lui demande; il lui peint sonamour, ses transports jaloux et s’ef-force de lui prouver que son épouxest indigne d’elle; par un sentimentdé délicatesse, d’ailleurs, il a eu l’ex-trême habileté de laisser supposer queBelinde n’était pas encore coupablequand il lui adressait ces vers pleinsde passion. »
DES POÈTES II 48
DUPRÉ, CHRISTOPHE. — LesLarmes de Christophe Dupré, Pari-sien, sieur DE Passy. — Paris , 1577et 1579, in-4.
On trouve quelques sonnets dansces poésies très médiocres. Ces « Lar-mes » sont versées par l’auteur surla tombe de sa femme.
DURAND, ESTIENNE. — LesEpines d’amour. — Rouen , 1608(ouvrage en prose et en vers). —Méditations de E. D.— Paris, 1611.
Né à Paris , vers t 5 go, ce poète, ditM. Louis de Veyrières, eut le titre de« poète ordinaire » de la reine Mariede Médicis . Dans la première partiede ses « Méditations, » il célèbre unebelle qu’il nomme Uranie et lui adressedes chansons, odes et sonnets. —Etienne Durand est surtout connu parsa triste fin. De concert avec le Flo-rentin Siti, il composa la « Riparo-graphie, » livre si bien supprimé qu’iln’en reste pas un seul exemplaire.C’était un libelle contre le roi, et lesdeux auteurs furent, pour ce fait, lejeudi 19 juillet 1618, rompus et brû-lés devant l'église Notre-Dame deParis .
DURANT, GILLES. — Les Œu-vres POÉTIQUES DU SIEUR DE LA BER-GERIE ; avec les Imitations du latinde Jean Bonnefons. — A Paris ,chez Abel l’Angelier, 1594, in-12.
— Les mêmes, avec un Abrégéde sa vie, par M. de La Monnoie.—A Amsterdam (Paris ), 1725 et 1727,in-12.
— Voir aussi plus haut ; JeanBonnefons ,
Gilles Durant, sieur de la Bergerie,