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Tome second.
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MAITRESSES DES POETES

IISI

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religion réformée, né à Metz en 15 91, !y mourut en 1669. Il est surtout jconnu par son « Catéchisme géné- ;ral de la Réformation, » que Bos- ;suet réfuta complètement. Malgréla gravité de son caractère, ditM. Louis de Veyrières, Paul Ferry a composé en l’honneur d’une Isa-belle quelconque des stances et dessonnets d’ailleurs extrêmement fai-bles.

FONTAINE, CHARLES. — LesRuisseaux de Fontaine. Œuvre

CONTENANT ÉPISTRES, ÉLÉGIES,CHANTSDIVERS, ÉPIGRAMMES, ODES ET ESTREN-NES POUR CETTE PRÉSENTE ANNÉE 15 5 5.

Par Charles Fontaine , Parisien.Plus il y a un Traité des passe-temps des Amis avec un translatd’un livre d’Ovide , et de 28 énig-mes de Symposius (Lactance ), tra-duits par ledit Fontaine. — ALyon , par Thibauld Payan, 1555,pet. in-8.

SIEUR DE LA PlCARDlÈRE, SE TROUVENTPOUR LA PLUPART RÉUNIES DANS LES

Délices de la Poésie française. —A Paris , Toussaint du Bray, 1620,in-8.

Ce poète, connu surtout par son« Hymne à la Reine régente, mère duRoy Louis XIII , » et par « ses Senti-ments universels, » longue suite dequatrains moraux, a chanté l’amourde Melice en douze sonnets, et com-posé d'autres poésies légères en l’hon-neur d’une Chloris, sa maîtresse, dontil n’avàit pas eu à louer la constance.Cette belle infidèle, non plus que Me-lice, ne nous sont point connues.

FRÉNICLE, NICOLAS. — Lespremières Œuvres politiques dusieur H. Frénicle. —A Paris . Tous-saint Du Bray, 1629, in-8.

Les Œuvres de N. Frénicle, con-seiller du Roi et général en sa courdes Monnoyes. Paris , Toussaint duBray, 1629, in-8.

Fontaine, élève et imitateur de Clé-ment Marot , offre encore aujourd’huide l’intérêt au lecteur. L’abbé Gougetlui a consacré une étude assez étendueet j’ai lieu de croire qu’une réimpres-sion de ses oeuvres serait très bien ac-cueillie de nos jours. C’est un des au-teurs qui ont contribué à polir notrelangue. Dans les nombreuses piècesqui composent son livre, on en trouveune assez grande quantité faites enl’honneur de deux dames qu’il nom-me Marguerite et Flora : ce furentses deux femmes; elles étaient toutesdeux originaires du Lyonnais. Fon-taine paraît les avoir beaucoup aimées.

Ce fécond auteur, qui devait par lasuite composer des poésies si édifian-tes (« Hélie, » « Jésus crucifié, »« Hymne à la Vierge, » etc.), débutapar la galanterie. Dans ses premièrespoésies, le futur magistrat célébratour à tour une poitevine, nomméeFlorice, puis Chloris, puis Angélique,beautés dont les noms véritables nenous sont point parvenus. Plus tard,il continua à cultiver la poésie, maisavec plus de décence, en l’honneur desa femme, M»« Cartais, fille du con-seiller qui lui avait cédé sa charge.Sans doute Frénicle aima beaucoup safemme, car il l’a chantée maintes foissous le nom d ’lsis, et dans la plupartde ses ouvrages il fit placer en tête le

bien

FORGET, PIERRE. — Les Poé-sies galantes de Pierre Forget,

portrait de M llB Cartais, fort