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Tome second.
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MAITRESSES DES POETES

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en vers figurés, c’est-à-dire en versqui, par leur mesure et leur disposi-tion, représentent des pyramides, descœurs, des ailes, des colonnes, desverres à boire, etc. Tout cela est fortmédiocre et d’une grande incorrectionau point de vue de l’orthographe etde la prosodie. On y trouve cependantdu naturel et de la naïveté.

S

LOUVENCOURT, FRANÇOISDE... — Les Amours et premièresŒuvres poétiques de François deLouvencourt, seigneur de Vau-

CHELLES, A TRES ILLUSTRE, BELLE ET

vertueuse Princesse, mademoiselle jde Longueville, Catherine d'Or-v lé ans. — Paris , Georges Drobet,1595, pet. in-8, extrêmement rare.

Le premier des quatre livres de poé-sie que contient ce volume se composede deux cents sonnets à Aurore, nomque Louvencourt avait donné à samaîtresse. C’est le récit ou l’histoirede ses amours heureuses. Il paraît quedans l’intervalle du premier livre ausecond, la belle avait été infidèle, carl’auteur exprime dès lors ses regretsen élégies pleines de tendresse et dedouleur. Par la suite, François deLouvencourt célébra dans ses vers uneLeucothée ; aurait-il été chercher desconsolations près de cette nouvellebeauté ? C’est d’autant plus probablequ’il chanta encore une Mellide et di-verses autres dames dans ses « Mes-langes. » François de Louvencourt,qui ne pouvait, comme on voit, se ré-soudre à la stabilité en amour, fut ce-pendant fidèle à quelque chose, à sa-voir la médiocrité de ses vers.

LOYER, PIERRE LE... — LesŒuvres et Meslanges poétiquesde Pierre Le Loyer, Angevin ; en- |semble la Comédie néphélococugie, j

; ou la Nuée des Cocus, non moins{ docte que facétieuse. — Paris ,Jean Poupy, 1579, in-12.

Cet auteur, connu encore aujour-d’hui par sa « Néphélococugie, » pièced’une telle obscénité que M. Viollet-le-Duc n’en a rien pu citer, a compo-sé, comme presque tous lespoètes duseizième siècle, un livre d’« Amours.»

: On y trouve 102 sonnets entremêlés dej stances, de chansons, d’épigrammes,J etc., etc., le tout en l’honneur d’unei Flore dont on ignore le vrai nom.j Tout cela est d’ailleurs fort mauvaisj et composé dans un français barbarej qui en rend la lecture fort pénible au-jourd’hui.

MACRIN , SALMON. — Salmonii

MACRINlJULIODUNENSISNŒNIÆ. LlBRIIII

de Gelonide Borsala uxore. — Pa-risiis, Vascosan, 1550, in-8, de144 pp.

Ce poète latin moderne mérite detrouver une place dans cette galerie.Il a composé un très grand nombrede vers latins et quelques rares piè-ces françaises. Le petit ouvrage ci-dessus décrit est un recueil de verssur la mort de sa femme, HélèneBoursault, qu’il appelle Gelonis. Levolume est divisé en quatre livres,dont les trois premiers sont de notrepoète. Le quatrième contient des piè-ces composées en latin, en grec et enfrançais par ceux des poètes contem-porains qui prirent part à sa douleur.

MAGE, ANTOINE. — La Polym-nie, ou diverse poésie d’AntoineMage, sieur de Fief-Melin, diviséeEN JEUX ET MESLANGES. — Poitiers ,j 1601, 2 vol. in-12. —L’Image d’un| Mage, ou le Spirituel d’Antoine