II63 MAITRESSES
Mage, etc., en sept essais. — Poi-tiers , 1601, in-12.
Ce poète, sur la vie duquel on n’aque peu de renseignements, composala plupart de ses poésies légères danssa jeunesse; plus tard, il abandonnal’étude de la poésie pour celle dudroit, et sans doute il exerça quelquemagistrature. Ce ne fut qu’à un âgedéjà avancé que, sur les instancesd’Anne de Pons, comtesse de Maren-nes, sa bienfaitrice, il consentit àréunir ses vers; encore en supprima-t-il beaucoup des plus légers et desplus galants. Dans sa « Polymnie , »on trouve une « Eclogue contre l’exer-cice poétique ingrat à son maître, »où il se met lui-même en scène sousle nom de Thoinet. Le septième essaide son second ouvrage est composéen l’honneur de « Mage et de sa Chres-lienne. » Cette chrestienne , c’est l’égliseà laquelle il adresse des vers vérita-blement amoureux, réminiscence deceux qu’il avait faits autrefois pourdes maîtresses moins idéales.
MAGNY, OLIVIER DE... — LesAmours d’Olivier de Magny, Quer-
CINOIS, ET QUELQUES ODES DE LU Y, EN-SEMBLE UN RECUEIL DE M. SALEL ,abbé de Saint-Cheron, NON ENCOREveues. — Paris , Vincent Sertenas,> 553 . in-8.
— Ses Gàyetez. — Paris , P. JeanDajlier, 1554, in-8.
— Ses Soupirs. — Paris , Dallier1557 » in-8.
— Ses Odes. — André Wechel ,I 559 > in-8.
Dans ses « Amours, * Olivier deMagny a chanté une Louise que toutdémontre n’être autre que Louise Lab-be, la belle cordière, de Lyon , qui luirépondit par des vers. Olivier eut un
DES POÈTES 1164
j premier amour pour une Marguerite,
\ qui devait être demoiselle d’honneur| de la dauphine, Marguerite de France .
; Plus tard , sous le même nom deI Marguerite, il chanta une dame quej l’on sait être Marguerite de Gordon,j comtesse de Cardaillac; ce fut sa plus! grande passion.
j Dans ses « Gayetez, » on trouve desj allusions à d’autres amours : c’esti d’abord la fille du sire Brandelis dej Gironde , puis une demoiselle dej Launay. Enfin, dans ses « Soupirs, »I Magny a célébré Castianire et d’autresj beautés encore. La notice publiée parj M. Ë. Courbet sur ce poète est excel-i lente à consulter.
j Puisque nous trouvons ici l’abbé dej Saint-Chéron, disons tout de suitej que Hugues Salel a chanté sa maî-j tresse, ou une de ses maîtresses, sous: le nom de Corinne.
MAILLIET, MARC DE... — Lesj Poésies du sieur de Mailliet a la
j LOUANGE DE LA ReYNE MARGUERITE.
j — Paris , Jean Hérault, 1612, in-8.
! Les Poésies de M. de Mailliet,j dédiées a madame de Jehan. —Bourdeaux, 1616, in-12.
Les Épigrammes de M. de Mail-liet, PÉRIGORDIN, AUGMENTÉES EN| cette seconde édition. — Paris ,i 1622, in-8.
j Marc de Mailliet, qui vécut de 1 568j à 1628, était attaché à la maison dela reine Marguerite. Vaniteux à l’excès,grotesque et pauvre, il servit à lafois de bouffon à sa maîtresse et demodèle pour le « Poète crotté, » deSaint-Amand. Jaloux de ses confrères,laid et disgracié physiquement, plusd'à moitié fou, il était plus propre àrepousser qu’à séduire. Tout cela nel’empêcha pas d’être passionnémentamoureux de M me de Jehan, autrementdit Anne Olive, dont il avait anagram-