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Tome second.
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MAITRESSES DES POÈTES

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matisé le nom comme suit : « donnela vie. » Malgré, ou peut-être à causede ses vers ridicules, Olive ne l’aimapoint et ce fut justice. Le pauvrediable mourut dans la misère. Quel-ques-unes de ses épigrammes sontfort libres.

MAILLY. — L’Amaranthe du

SIEUR DE MAILLY, ENSUITE PLUSIEURSSTANCES ET SONNETS, ENRICHIS DEBELLES INVENTIONS ET DE POINTESTOUTES GENTILLES. — 1560, pet.in-8.

La beauté célébrée dans ce livre,dont le titre est au moins peu mo-deste, n’est autre que mademoiselleAmaranthe Ester de Cabiane.

Ces poésies sont fort naïves, maistrès peu libres, fait assez rare pourun poète du seizième siècle, commele remarque judicieusement M. Louisde Veyrières.

MALHERBE , FRANÇOIS DE...— Les Œuvres de M. François deMalherbe , gentilhomme ordinairede la Chambre du Roi. — A Paris ,Charles Chappelain, 1630, in-4,nombreuses éditions et réimpres-sions.

L’abbé Gouget nous apprend (t. XV,p. 200} que la dame que Malherbe ale plus ardemment et le plus cons-tamment aimée est celle qu’il célèbreen maintes pièces de son cinquièmelivre, sous le nom de Caliste. Cettebelle personne, si souvent louée parle restaurateur du Parnasse français,n’était autre que Charlotte des Ursins,qui épousa Eustache de Conflans,vicomte d’Auchy. Malgré sa froideur,Malherbe a encore chanté une demoi-selle Renée..., sous le nom de Nérée .M. P. Blanchemain, qui n’a rien trou-

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vé sur cette belle, ajoute que Mal-herbe n’a sans doute jamais aimé,même un instant, sa femme légitime,Madeleine de Coriolis, veuve avant luide deux maris.

MAROT, CLÉMENT. — Les Œu-vres de Clément Marot , de Cahors ,VALET DE CHAMBRE DU Roi, AUGMEN-TÉES D’UN GRAND NOMBRE DE SESCOMPOSITIONS NOUVELLES, PAR CY-

devant non imprimées. — A Lyon ,chés Estienne Dolet, 1543, in-8.

Marot , dit M. P, Blanchemain, por-tait ses visées très haut en amour;mais s’il chassait jusque sur les ter-res du roi, s’il y faisait même desconquêtes, il ne savait pas les garder.Ainsi, Diane de Poitiers , que célèbrentles pièces réunies sous le titre des« Amours de Diane, » le poursuivit,dit-on, de sa haine, après l’avoir tropaimé. Au dire de Lenglet du Fresnoy,qui a donné une si jolie et si bonneédition des œuvres des trois Marot (La Haye , 1731, 6 vol. petit in-12),Clément adorait, sous le nom d’Anne,la propre sœur de François I ' r , Mar-guerite, duchesse d’Alençon, qu’il ap-pelait sa sœur, et à laquelle il adres-sait des vers bien compromettantspour la dame. On a taxé, il est vrai,cette histoire de pure calomnie. Lapersonne qu’il nomme Isabeau seraitencore Diane de Poitiers ; Renée, c’estRenée de Parthenay, dame de Pons,que le poète aima passionnémentquand il fut à Ferrare ; Jane est sansdoute Jeanne d’Albret, princesse deNavarre, dont le nom revient plu-sieursfois dans les poésies de l’auteur.Quant aux dames que Marot a célé-brées sous leur nom véritable,la listeen serait bien longue à dresser.

MASLE, JEAN LE... — Les nou-velles Récréations poétiques deJean Le Masle, Angevin, contenans