MAITRESSES DES POETES
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duc de Nemours. — Lyon , Jean !Veyrat, 1592, in-8.
Le Cavalier parfait du sieur de j
TrELLON, OU SONT COM PRINSES TOUTES jSES ŒUVRES DIVISÉES EN QUATRE LI- jVRES, LE TOUT DEDIE A MONSEIGNEUR j
le duc de Guise. — Lyon , Pierre jRigaud, 1594, in-12.
« Je m’appelle Trellon, ma mais-tresse Sylvie, » dit ce poète-soldat,enragé ligueur, originaire d’Angou- !lême, qui sut manier l’épée au moinsaussi bien que la plume. Sylvie, enl’honneur de laquelle il composa lesio3 sonnets de son premier livre« d’Amours, » ne lui suffit pas sansdoute, car il en écrivit encore un se-cond en 63 sonnets, pour les beauxyeux de Félice ou Félicité. Enfin,M. Prosper Blanchemain parle encored’une Coraline longuement célébréepar Trellon. Ces trois beautés noussont inconnues ; on ne sait d’ailleursque bien peu de choses sur la vie deleur positif amant.
TURRIN, CLAUDE. — Les Œu-vres POÉTIQUES DE CLAUDE TuRRIN,DIJONNOIS, DIVISÉ EN SIX LIVRES. LESDEUX PREMIERS SONT D’ÉLÉGIES AMOU-REUSES ET LES AUTRES DE SONNETS,CHANSONS, ÉCLOGUES ET ODES A SA
maistresse. — Paris , Jean de Bour-deaux, 1572, in-8, très rare.
«Claude Turrin, un des poètes lesplus ennuyeux de son temps, fut unamoureux transi dans toute la force duterme. Dans cinq mille vers environ,il raconte son douloureux martyre engrands et petits vers, sous toutes lesformes. Or, ses amours ne sont pointimaginaires : c’est pour Chrestiennede Baissey, demoiselle de Saillant,qu’il soupira si constamment et que,
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tout entier à sa passion, il abandonnal’étude du droit et toute occupationraisonnable. Sa maistresse était nobleet riche et il était, lui, aussi roturierque pauvre. Le malheureux amantmourut à la peine, sans avoir jamais,s’il faut l’en croire, obtenu la moin-dre récompense de tant de sacri-fices. »
URFÉ , ANNE D’... — Ce poète,dit M. Louis de Veyrières, fils aînéde Jacques d’Urfé, né en 1555, com-posa, en 1573, en l’honneur deDiane, un recueil de 120 sonnets,plus 20 autres sonnets pastoraux,etc.Cet ouvrage est manuscrit, à l’ex-ception de cinq sonnets que du Ver-dier inséra dans sa « Bibliothèque ; »il fut fait sans doute pour Diane deChenilhac, dame de Château-Mo-rand, qu’Anne d’Urfé épousa vers15 75. Ce mariage, qui ne fut pas heu-reux, fut cassé vers 1598, et d’Urfé,renonçant au monde, embrassal’état ecclésiastique. — (Voir dansle corps de l’ouvrage l’article « As-trée. »
VALLOTTES, DES... — LesAmours du berger Philandre et deCaliste, et autres Œuvres, par lesieur des Vallottes. — Paris , Jac-ques Villery, i623,in-8.
Le berger Philandre c’est, bien en-tendu, l’auteur lui-même; quant à saCaliste, on en ignore absolument lenom véritable. C’est peut-être fortheureux pour la mémoire de cettebelle, en l’honneur de laquelle desVallottes a composé des vers qui sontvraiment un chef-d’œuvre de ridi-cule.