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VAUQUELIN DE LA FRES-NAYE. — Les diverses poésies duSIEUR DE LA FrESNAYE VAUQUELIN. —.A Caen , Charles Macé, 1612, in-8.
Ce poète, dont les œuvres ont eu,dq nos jours, les honneurs de laréimpression, est surtout connu parson « Art poétique » et par cinq livresde satires dans lesquelles on remarqueun véritable talent naturel, facile etabondant. Il n’en est pas de même deses deux livres d’idyllies ou pastorales,dont l’un contient 84 et l’autre 67idylles, suivies d’épigrammes, d’épi-taphes et de 87 sonnets. Dans sespastorales, Vauquelin de La Fres-naye, sous le nom de Philamon,chante les louanges d’une Philis, quin’est autre que M m ° Anne de Bourgue-ville, qui devint sa femme.
VERMEIL, ABRAHAM DE...,poète absolument ignoré aujour-d’hui, vivait vers la fin du xvi e siè-cle. Il a composé des Epithalameset autres poésies de circonstance.On lui doit notamment une pièceassez remarquable, en 57 strophes,intitulée « La mort d’Astrée »
( 1 599). — Astrèe n’est autre que laBelle Gabrielle, que célébrèrenttant d’autres poètes.
VIAUD (ou DE VIAU, THÉO-PHILE). — Les Œuvres de Théo-phile , divisées en deux parties ;première partie contenant l’immor-talité de l’ame, la seconde, latragédie de Pirame et Thisbe etautres meslanges et la troisième,UES PIÈCES qu’il a faites pendant saprison. — Paris , Nicolas Pepingué,•662, in-12.
Telle est la plus belle édition an-
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DES POÈTES Il88
cienne des œuvres de cet auteur,célèbre surtout par ses malheurs; elleest loin de valoir toutefois l’excellenteréimpression donnée par le savantM. Alleaume (Paris , Bibliothèqueelzévirienne, 1855-1856, 2 vol. in-t8).On trouve dans les mélanges de nom-breuses pièces fugitives, odes, stances,sonnets, etc., à l’adresse ou en l’hon-neur de Cloris , de Philis, de Sylvieet de Caliste, beautés dont M. Al-leaume ne nous a pas fait connaîtreles noms. Cloris et Philis ont surtoutinspiré le poète, qui a parfois traitéassez, malicieusement la première;mais il exprime toujours les plustendres sentiments pour Philis, quimourut jeune et qu’il semble avoirpréférée à toute autre.
VILLON , FRANÇOIS. — LesŒuvres de François Villon , sça-VOIR SON GRANT TESTAMENT, SONCodicile, ses Ballades et Jargon et le Petit Testament. — Paris ,1489, in-4.
Plusieurs éditions et réimpres-sions ; parmi les meilleures, il fautciter celles données par M. P. La-croix (Bibliothèque Elzévirienne,1854, in-18), et par M. PierreJeannet (Paris , Lemerre, 1873, pet.in-12).
Villon fut incontestablement de tousnos poètes le moins difficile dans lechoix de ses amours. Les beautésqu’il chanta sous les petits noms deBlanche, Guillemette, Jeanneton, etc.,étaient des maîtresses d’une complai-sance à toute épreuve qui, comme ledit spirituellement M. Prosper Blan-chemain, n’eurent jamais de nompropre, ou qui l’avaient depuis long-temps perdu, avec bien d’autres apa-nages, en prenant leurs ébats au« Champ-Gaillard ». Quant à la belleHeaulmière, dont Villon a rimé les
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