Mine est aussi d’introduction récente dans la langue allemande . Si l’onavait distingué auparavant les dunes d’autres collines d’après leur tendanceremarquable à se mouvoir, sans doute elles auraient acquis un nom spécifiquedans les vieilles langues du nord. Aussi longtemps qu’elles étaient descollines boisées, elles n’avaient pas besoin d’un nom propre, mais quandelles devinrent dangereuses, par suite de la destruction des forêts quiles tenaient en place, elles acquirent une dénomination spéciale.” x )
Les dunes changent de place surtout par l’action du vent qui pousseles sables mobiles vers l’intérieur des terres. Si les dunes ne sont pastenues en place par la végétation, ou du moins par une croûte de terrevégétale, elles s’avancent constamment vers l’intérieur du pays. De cettemanière elles laissent apercevoir derrière elles des traces d’habitationsanciennes ou d’autres marques évidentes de la vie sociale de l’hommeprimitif, et de l’autre côté elles ensevelissent les champs, les maisons, leséglises, et elles changent des districts populeux en des déserts stériles.
Aussitôt que le vent s’élève et souffie en tempête, des nuées desable volent par dessus les dunes. Les coups de vent sont particu-lièrement destructifs si, par l’un ou l’autre accident, il y a quelquepart dans le sable un creux, une fosse, un trou. Alors le vent
a prise à l’intérieur de la dune, le sable se dessèche vite, et bien-
tôt il est soulevé et, en forme de nuage, il se disperse en grandequantité et très loin sur les champs voisins. Alors la dune est devenue
un magasin de sable, un magasin de sable qui rendra stérile les con-
trées fertiles d’alentour. Le lapin, en creusant dans le sable, est ainsitrès fréquemment une cause de la destruction de la dune et de la dé-pravation des terres derrière elle. Parfois par l’envolement des sablesse forment de nouvelles dunes. Si les dunes s’avancent vers les terres,l’homme doit se retirer, il ne peut pas retenir les masses sableuses qui,dans le cours des siècles, ont enseveli plusieurs centaines de kilomètrescarrés de prairies fertiles, de champs de blé luxuriants, de forêts cente-naires. Ainsi, par exemple, dans l’île de Schiermonnikoog , il y a unetrentaine d’années, les dunes du nord de l’île étaient poussées continu-ellement vers le midi, vers l’intérieur de l’île ; elles recouvrirent unetrès grande partie du sol limoneux fertile, et même on a été forcé dedéplacer la moitié des maisons du village pour être à l’abri des nuéesde sable, qui menaçaient d’envahir le village entier,v Depuis 1421 jusqu’à 1625 on a été forcé deux fois de déplacer lesmaisons du village de Petten . On dit que l’église actuelle de Schéve-
') Staking , Voormaals eu tlians, p. 231.
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