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m ètres.T. Chaque jour ce sont des vols ou des violencesexercées sur les nôtres. On nous fait faire des embus-cades la nuit, avec ordre de tirer sur tous les Arabesque nous verrons, et si l’on exécute sa consigne, on estmis aux arrêts pour donner satisfaction à quelques mi-sérables... Si nous n’avions pas toujours l’espoir devoir changer un peu la face des choses, je crois quenous finirions par nous laisser aller au découragementqui accable nos soldats. Ah! messieurs de la Chambredes députés, je voudrais bien que vous vinssiez teniruue session au milieu des marais de Bougrouthel,vous apprécieriez cette pauvre armée à sa juste va-leur ( 1 )!
Mon cher père,
Comme je crains que les journaux n’amplifient nosr evers et ne me fassent passer pour mort ou blessé, jeVeux vous donner quelques détails, au galop.
Le 10 de ce mois, notre brave commandant Raphel,Cn poursuivant les Arabes qui venaient piller nos tri—
(î) Le ministre de la guerre, faisant au maréchal Valée des observa-lions sur la multiplication indéfinie de ces camps malsains qui disper-sent nos forces et faisaient fondre les effectifs par les maladies, ajou-tait : u Nous ne devons pas condamner nos soldats à se fondre annuel-lement dans des lieux infects pour donner une protection insuffisante àtfoelcjues pauvres colons que d’avides spéculateurs s’obstinent à lancerdans l a Mikidja, aussitôt que s’efface le souvenir de leurs premières vie-times. „ Lettre du 31 juillet 1839.