IC CORRESPONDANCE DD GÉNÉRAL DUCROT.
Tous les témoins de l’action conviennent que, une foisl’élan donné, le maréchal s’est bravement conduit de sapersonne; mais tous aussi ont remarqué une fauteénorme qui a empêché le succès d’être complet : lerégiment de chasseurs, au lieu de se déployer et detourner l’ennemi, pour le rejeter sur le 2 8 léger quil’abordait à la baïonnette, a chargé en colonne dans lamême direction que l’infanterie et a même renversé enpassant une section du 2 e léger.
Depuis trois semaines nous sommes toute la journéedans les jardins, taillant et coupant en tous sens. Lesmaraudeurs viennent de temps à autre nous tirer descoups de fusil, mais toujours de fort loin.
30 janvier. — Les jours se succèdent et ne se res-semblent pas. Je ne me doutais pas que nous aurionssitôt de nouveaux combats à vous raconter. Un bataillonrégulier avait reparu depuis plusieurs jours sur la mon-tagne, mais il ne nous avait nullement inquiétés.
Le 27, au matin, on avait vu de la citadelle une cen-taine de Kabyles s’embusquer sur notre droite, et, desuite, deux compagnies étaient sorties au pas de coursepour les débusquer. Ce fut l’affaire d’un instant, maisun grenadier fut tué et un officier assez grièvementblessé.
Le 28 s’est passé tranquillement; on n’apercevaitaucun mouvement dans la montagne, et l’on ne s’atten-dait à rien de nouveau.
Pendant la nuit, le bataillon régulier était descendu