Vf
de la montagne et s’était embusqué dans un bois quitouche à la ligne sur laquelle s’établissent ordinairementnos tirailleurs pour protéger les travailleurs. Ce mou-vement s’était fait dans le plus grand silence, et rien netrahissait la présence des Arabes.
Le matin venu, on sortit comme de coutume, à septheures, pour se rendre au travail; la première compa-8 n ie, marchant en éclaireurs, reçut une décharge quiloi jeta plusieurs hommes par terre; les compagniessuivantes se jetèrent alors tête baissée dans les brous-sailles et occupèrent en un instant les positions dont lesArabes s’étaient emparés. Alors la fusillade s’est enga-S® e et a duré jusqu’au moment où les renforts arrivè-rent de la ville et du Grand-Camp. Pendant que nousrefoulions les Arabes sur la gauche et que nous les for-cions à repasser le ravin, le 2 e léger arrivait sur ladroite et les débusquait de ce côté. Quelques minutes° nt suffi pour opérer ce mouvement, et les Arabes sesont retirés en désordre, abandonnant des armes etplusieurs cadavres; mais, une fois dans le ravin, ils sesont ralliés et se sont tous portés vers la droite, où lalotte a recommencé. Sept à huit cents cavaliers enne-mis débouchant de Mered sont arrivés au galop pourprendre part au combat. Sur ce point, la fusillade adure trois heures, nous refoulant toujouis les Aiabesau delà du ravin, et eux revenant chaque fois que nousfaisions mine de battre en retraite.
Ils ont cependant fini pai se lasseï, et, vers deuxheures, ils se sont retirés dans la montagne et nous onti.
2