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Le 21, à neuf heures du matin, nous étions de retourà Midah. Cette expédition a donc duré dix jours, et, bienque nous ayons eu beaucoup à souffrir du mauvaistemps, je n’ai pas été indisposé un seul instant, ce quime donne bon espoir pour les expéditions qui se pré-parent. .,
Adieu..,
Pie de Mouzaïa, 12 mai 1840.
Quand la colonne est partie, mon cher père, j’ai àPeine eu le temps de vous écrire quelques mots pourv °us donner signe de vie (1); mais je vous promettaisUne narration détaillée de nos faits et gestes depuis lec °nnnencement de la campagne. Je vais tâcher de rem •PÜr ma promesse.
Figurons-nous que nous sommes dans votre cabinet,assis tous les deux dans de bons fauteuils; Médéah,tQs er , toute l’Afrique est à quatre cents lieues de nous,e t nous causons tranquillement. Il faut que je me figureCe la pour ne pas remplir mâ lettre de jérémiades, carJamais nous ne nous sommes trouvés aussi mal quedans ce moment; mais je commence : Notre bataillones t donc parti le 17 avril pour Boufarik , où se réunissaitla division du Prince. Nous sommes restés dans l’inac-hon pendant que le maréchal agissait dans l’est avec la~ e division (2), et, le 25, nous nous sommes mis en routeP°ur Blidah , point de départ de l’armée.
(t) Lettre perdue.
(2) Opération d’une colonne
qui, partant du Fondouck, força, le