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et I e Prince rejoignit le maréchal au pied de la mon-Ligne.
Cette course avait beaucoup fatigué les troupes, et,'d’ailleurs, la nuit tombait. Ces deux raisons ont décidéle maréchal à camper sur le terrain où l’avait conduit lecombat. La cavalerie a été envoyée pour chercher lesbagages de la première division; à huit heures, nousrecevions l’ordre de rejoindre l’armée. La nuit était trèss ombre; nous n’avions d’autre guide que les leux dubivouac qu’on apercevait au loin. A chaque instant,notre marche était arrêtée par les bêtes de somme quis abattaient ou qui perdaient leur charge ; enfin noussommes arrivés à minuit au camp d’El-Affroun. (El-^fboun est un petit ruisseau qui coule près de l’endroit°h l’armée était bivouaquée.)
Le 28 a été un jour de repos. Nous étions encore toutprès de la Ghiffa, et l’on a profité de cette circonstancepour évacuer les blessés du combat de la veille. Le 29,nous suivions le pied des montagnes dans la directionde Milianah; nous marchions à peu près depuis deuxheures, lorsque nous avons aperçu sur notre gauche une1res forte colonne de cavalerie qui nous a observés long-temps sans bouger.
Quand nous fûmes arrivés au bord de l’Oued-Djer,petite rivière assez encaissée qui traverse la Métidja,nous vîmes toute cette cavalerie s’ébranler et appuyer^sensiblement sur notre droite ; tout à coup, au moment°ù l’on prenait des dispositions pour les empêcher detraverser la rivière, ils filent comme le vent et passent