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f épète dans tous les rangs. Pour comble de bonheur, unnuage vient nous envelopper et dérobe pendant quel-ques instants notre marche à l’ennemi, qui tire auhasard. Nous avançons toujours, et bientôt les hommesles plus lestes et les plus vigoureux entrent dans lesPremiers retranchements. L’ennemi fuit devant nous;urais, sûr de sa retraite, il s’arrête de rocher en rocheret continue sur nous un feu meurtrier. Pendant uneheure, nous avons gravi ainsi la montagne, nous traî-Uant sur les genoux, nous accrochant aux pierres, auxepines. Enfin nous avons atteint le sommet!
Je ne me rappelle pas avoir jamais éprouvé un plaisirplus vif qu’à ce moment où nous devenions maîtres deCe tte position, occupée un instant avant par les Arabes !11 y eut alors une explosion d’enthousiasme ; les soldatsc, ’iaient : « Vive le Roi ! » les tambours battaient laJJère Michel; on échangeait des poignées de main.
J’avais eu le bonheur d’être remarqué par le générale t le colonel Changarnier , qui m’adressèrent quelquesparoles flatteuses (1).
Aussitôt que la colonne fut repoussée, le général sere mit en marche avec les deux bataillons du 2 e léger etP r it la route du col, où ils entrèrent sans coup férir.Notre bataillon et les trois compagnies du 41° furent
(J) S. A. R. Mgr le <1 uc d’Orléans, visitant l’école de Saint-Cyr quel-ques mois après, dit en présence de toute l’école à l’élève Ducrot, frèreJe l’officier du 24° de ligne : « Votre frère s’est conduit bravement sousnies yeux, au pic de Mouzaïa; c’est un officier très distingué; j’ai faitu 'ie proposition en sa faveur. Vous pouvez être fier de lui. »
Le sous-lieutenant Ducrot fut cité le 26 mai a 1 ordre de l’armée pours 'ètre particulièrement distingué à l’attaque du pic de Mouzaïa.