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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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P a gnie prit, le soir même, le service de grand’garde.

J’ai dû prendre beaucoup de précautions, car laposi-L°n était mauvaise.

Hans la matinée du 15, les Kabyles ont attaqué vive-me nt un de mes petits postes avancés; je suis arrivéjuste à temps pour les repousser. J’ai fait embusquerUlle quinzaine d’hommes, et nous n’avons pas tardé àv ° lr les assaillants faire demi-tour après s’être avancésSl près que nous leur lancions des pierres pour lesdébusquer. Dans ce combat, qui a duré quinze minutes,de mes hommes a été tué, cinq autres blessés. J’aieu deux fusils brisés dans les mains par les balles, et une clat de pierre m’a égratigné la joue.

J’ai reçu des compliments de mon colonel pour cette

écbauffourée.

Le 15, la voie était praticable àl’artillerie, etnousnouss °®mes mis en route pour Médéah. La première bri-gade de notre division s’est jetée beaucoup trop à gauched e la direction, et est allée chercher une affaire inutiledans laquelle les zouaves et le 23° ont perdu du monde.

Le 17, nous arrivions à Médéah. Quelques coups deCa non ont suffi pour écarter les Kabyles qui occupaient^ es jardins, et l’on s’est emparé sans résistance des hau-l e urs qui dominent la ville. Médéah était abandonné, etle s habitants avaient tout emporté. Que ce soit parhaine des Français ou par crainte d’Abd-el-Kader , il11 e n est pas moins vrai que ce fait donne singulière-Qlei rt à penser. Il faut des motifs bien puissants pourdéterminer une population entière à émigrer ainsi ; car