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rçue j’étais un peu en avant de mes hommes, se sontfaufilés sur ma droite, et déjà l’un d’eux m’ajustait lors-*î u un soldat de ma compagnie l’abattit d’un coup defusil. Les deux autres ont été tués également, et meshommes, après leur avoir coupé la tête, m’ont offert ladépouille de ce même Kabyle qui s’apprêtait à me tuer.
J’ai son fusil, son yatagan, le petit couteau avecfaquel ils décapitent. Ces armes, comme toutes cellesde ces farouches Kabyles, ont peu de valeur par elles-ttfames ; mais elles ont du prix à mes yeux, et j’espèrebien les voir figurer un jour sur votre panoplie.
A deux heures de l’après-midi, un bataillon du 48°es t venu nous rejoindre sur la montagne et nous aa Ppris que l’installation du télégraphe était décidée, et^ue la brigade Changarnier , plus deux bataillons du 48 e ,devaient se mettre de suite à l’ouvrage. Je vous de-mande un peu l’effet que dut produire une pareille nou-ille sur des troupes aussi fatiguées que le 2 e léger etle 24 e .
Je laisse de côté la question du télégraphe (quoiqu’audire des gens les plus compétents, ce soit l’idée la plusa hsurde qu’on puisse imaginer) ; il ne m’appartient pasdéjuger en pareille matière (1); mais ce que je puis
(1) Ce télégraphe d’Aïn-Taïlazid n’excita pas seulement la mauvaisehumeur des troupes chargées de l’installer. Le commandant supérieur de^édéah, Duvivier, qui se plaisait dans son isolement et aimait à êtres °n propre maître, vit avec un profond déplaisir installer cet organe decommunications rapides duquel il attendait un déluge d’ordres plus ouIïl °ins agréables. M. Camille Rousset cite à ce sujet un fait plaisant.11 Dans la deuxième quinzaine de juillet, dit-il, le télégraphe avait reçutous ses apparaux; les employés étaient à leur poste. Le 28, par un