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Tome premier.
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44 CORRESPONDANCE DU GENERAL DUCROT.

affirmer, c’est que le maréchal, en laissant sur l’Atlasle 2 e léger et le 24 e , a fait un acte d’injustice qui dépassetout ce qu’on a fait de mieux en ce genre depuis qu’ilest ici. Pour vous donner une idée de notre situation, jevous dirai que, sur un effectif de dix-huit officiers exis-tant pour chaque bataillon, nous sommes sept présents,et sur ces sept il n’y en a peut-être pas trois qui seportent réellement bien. Cette proportion est à peuprès la même pour le 2 e léger, et ce sont de pareils régi-ments que l’on choisit pour exécuter les plus rudes tra-vaux par un soleil de juillet!

Dans ce moment, cependant, je me repose un peu;après être restés quatre jours sur la montagne, nousavons été relevés par notre 2 e bataillon, qui n’a pointfait 1’ expédition. Nous resterons ici jusqu’au 18 et nousirons à notre tour relever le 1 er bataillon, qui a besoinde repos tout autant que nous.

Je m’aperçois que je parle beaucoup du présent etque je ne vous ai pas dit un mot de notre course surMi-lianah. C’est chose assez intéressante pourtant, car, pour

temps superbe, on se mit en mesure d’échanger avec Médéah les premierscompliments. Les grands bras de la machine aérienne s’agitèrent :Attention! Médéah n’a pas l’air de s’en apercevoir. Deux fois, trois foison répéta le signal : Médéah ne répondit pas. Les jours suivants, Aïn-Taïlazid continua de gesticuler : peine perdue. Enfin, le 2 août, Chan-garnier eut l’idée malicieuse d’intercaler, parmi les signaux hors de sens,trois mots : «Ordonnance... avancement... lieutenant général.» O mira-cle! aussitôt les bras de Médéah s’agitèrent : « Signal non compris;répétez » , à quoi ceux d’Àïn-Tailazid ayant répliqué : « Gouverneurtrès mécontent de n’avoir pas de vos nouvelles», Médéah redevintinerte; mais on avait désormais le mot de Y énigme; la paralysie étaitvolontaire. C’était un entêtement du général Duvivier; commandantdune place bloquée, il ne voulait plus communiquer avec le dehors. »