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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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ta première fois depuis le commencement de la cam-pagne, nous avons vu un petit corps d’armée bien con-duit, et qu’en est-il résulté? Attaqués par des forces biensupérieures, nous avons eu tort peu de blessés et nousavons fait beaucoup de mal à l’ennemi. Il ne faut pas seta dissimuler, le maréchal Yalée ne se doute pas de ce quec’est que conduire une armée; ses plans sont en généralassez bien conçus, ses idées sont justes, l’ensemble desopérations n’est pas mauvais; mais quant aux détails,c ’est une autre affaire. Les talents de l’homme de cabi-n et ne peuvent faire oublier les fautes de l’homme deguerre, du général en chef. Il est un fait incontestable :c est aux mauvaises dispositions prises par le maréchalque nous devons les pertes immenses faites dans cettedernière campagne. Je dis immenses, car dans plusieurscorps le nombre d’hommes mis hors de combat par letau de l’ennemi est de un sur cinq, quelquefois plus ;a Joutez à cela les malades et vous verrez que notrePauvre armée doit être terriblement réduite; maisrevenons à notre expédition de Milianah.

L’armée se composait de trois mille cinq centshommes d’infanterie, de cinq cents chevaux et de deuxsections d’artillerie de montagne. Le but qu’on se pro-posait était de jeter un convoi dans Milianah, de ma-nière à approvisionner cette ville jusqu’au mois de no-vembre.

La distance qui sépare Médéah de Milianah est d’en-riron quatorze lieues.

En partant de Médéah, il faut traverser une chaîne