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Ce tte journée. Il faisait une chaleur de plus de 30°, etn °tre bataillon jeté sur le flanc du convoi parcourait unterrain coupé à chaque instant par d’immenses ravinse t par des rochers presque à pic. Officiers et soldatsterniraient comme des mouches et allaient encombrertes cacolets.
C’est peu que savoir affronter avec sang-froid le feude l’ennemi; mais ce qu’il faut d’énergie pour lutterc °ntre une douleur continue, pour marcher et encou-ra ger ses soldats quand on se sent près de défaillir, c’estln °uï! Enfin, j’eus le bonheur d’arriver au but; maisP°ur la première fois, depuis que je cours dans ce pays-Cl > je ne trouvai pas la force de manger au bivouac, je111 endormis pour ne me réveiller que le lendemain à ladiane.
La veille, nous n’avions été que faiblement inquiétésP ar quelques cavaliers ; mais le 23, à la pointe du jour,n °us avons aperçu dans la plaine une cavalerie nom-breuse, qui semblait disposée à nous attaquer.
Ces cavaliers s’ouvrirent devant nous pour nous don-ner passage et vinrent, suivant leur noble habitude,retomber sur notre arrière-garde, sans parvenir toutc-teis à retarder notre marche d’une seule minute. Ceteatin, dès neuf heures, nos premiers bataillons occu-paient les hauteurs qui dominent le défilé. Nous arri-vons à temps ; car à peine le convoi était-il engagé dansta plaine, que deux à trois mille fantassins réguliers ouKabyles se sont montrés sur notre flanc droit dans laMontagne .