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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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comprenant fort bien qu’il n’y avait plus pour eux quedes coups à gagner sans compensation, s étaient pourainsi dire éclipsés en un clin d’œil. On n’en voyait plusun seul. Mais peu à peu, au moment où la fusillade com-mençait à s’engager sérieusement avec l’ennemi, j’avaisfini par être rejoint par presque tous mes hommes.

Parmi eux, j’en comptais plusieurs d’une bravoure etd’un dévouement éprouvés, dont ils donnèrent, en cettecirconstance, de nouvelles preuves.

Le nombre de nos adversaires augmentait à chaqueinstant. Le combat pouvait mal tourner, et, de plus,j’étais fort embarrassé des prises que nous avions faitesdans la journée, et que je prévoyais qu’il me serait fortdifficile de conserver. Je ne tenais donc pas du tout àassumer sur moi la responsabilité d’une situation quinie paraissait assez critique. J’envoyai de suite au capi-taine Ducrot un sous-officier dont je me rappelle encoreta nom, le maréchal des logis d’Héricourt , pour luidemander ses ordres. Pour comble de malchance, les ous-officier trouva le capitaine à pied, son chevaltaurbu de fatigue ne pouvait plus le porter, dans une mbarras inimaginable et courant les plus grands dan-gers. Il ne me restait plus qu’à prendre conseil de rnoi-^ême pour me tirer de là le mieux que je pourrais.

L’ennemi devenait très entreprenant et commençaita nous serrer de fort près. Je pensai tout d abord à medonner un peu de jour et d’espace en chargeant à fondtas cavaliers les plus rapprochés de nous, espérant lesre ndre prudents par cette brusque attaque.

i. U