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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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mes cavaliers en tirailleurs sur une ligne pour offrir lemoins de prise possible au feu, je me mis en marche,recommandant à mes officiers de ralentir 1 allure. Jesentais fort bien que, si je permettais seulement un tempsde trot, notre retraite dégénérerait aussitôt en une déroutelolle. Mais le temps me semblait long, et mon anxiétéétait grande. Notre course nous avait entraînes loin duSebâ-Rouss. Je battais bien en retraite dans cettedirection, mais j’étais convaincu que le général Yusufs’arrêterait, tout au plus, au pied de cette ligne de hau-teurs, et qu’il ne la ferait pas franchir à sa colonne.Cependant une chose me causait un profond étonne-ment. Plus les assaillants avaient eu le temps de nouscompter et d’apprécier notre faiblesse numérique, etmoins leur attaque devenait pressante. Ils ne com-battaient manifestement que pour reprendre leurs nom-breux troupeaux, que je ne leur disputais plus que pourdonner du prix à leur conquête, et j’avais remarquéfiu’aussitôt qu’ils étaient rentrés en possession d’un lotde moutons ou de chameaux, il s’éloignait beaucoupPlus de cavaliers qu’il n’en fallait pour l’accompagnere l le mettre en sûreté.

Enfin, j’éprouvai un immense soulagement à voirAvenir vers nous d’abord un, puis deux, puis plusieursde nos cavaliers auxiliaires des goums du capitaineDucrot. C’était l’indice qu’un secours nous arrivait, ete u effet je ne tardai pas à être rejoint par tout le restede la cavalerie, que le général Yusuf avait envoyée rapi-dement nous dégager..