162 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
nouvelle formation, et enfin pourvoir à l’équipement etl’instruction des 100 ou 150,000 recrues.
Si mes idées te semblent justes, communique-les àton ami Yilette lorsque tu en auras l’occasion; il pourra _en causer avec son maréchal (1). Nous devons tousnous préoccuper de l’avenir, car il faut être aveuglepour ne pas voir l’orage qui s’amoncelle à l’horizon.
J’ai reçu tout à l’heure la visite du colonel comman-dant la place de Landau, qui m’a présenté une partiedes officiers de sa garnison venus ici pour un bal de J apréfecture. Gomme je félicitais ces messsieurs du calmequi avait succédé aux agitations de l’année dernière etde nos bonnes relations de voisinage, ce brave colonelm’a répondu très naïvement devant tout son corp sd’officiers : « Ah! oui, sans doute, monsieur le général)le calme est à la surface; mais c’est le calme précurseurdes orages, et il n’est pas permis d’espérer qu’il soitde longue durée ! »
Voilà, en quelques mots, le résumé des opinionstoute l’Allemagne !
A son frère.
Mon cher ami,
... J’ai suivi avec attention les débats ouverts au Corp s
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