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Tome second.
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198 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

pendant une heure avec lui sans savoir à qui j’avaisaffaire, et fort librement, je vous l’assure. Plus tard, j’aivoulu m’excuser de la liberté de mon langage, et il m’arépondu qu’il était au contraire très heureux de cettecirconstance, qui lui avait permis d’entendre « cesaccents d’un ardent et sincère patriotisme » (sic).

En somme, M. Pinard me paraît animé des meilleuresintentions; il semble être honnête, énergique, et ne sefaire aucune illusion sur la situation. Espérons doncque ce sera un précieux auxiliaire pour notre pauvreempereur, si mal conseillé jusqu’à présent.

L’affaire de Mentana paraît avoir été médiocrementconduite ; on la critique très fort, particulièrementl’action du 59 e , qui, avec un peu plus de vigueur, auraitpu enlever les premières maisons du bourg avant lanuit.

La critique est aisée, et l’art est difficile.

Adieu, mon bon père...

A Monsieur L. Rambourg.

Strasbourg , 31 décembre 1867.

Comme vous avez été bien inspiré, cher ami, enallant vous réfugier au pays où fleurissent les citronnie rSet les orangers ! Mieux vaut la vue de leurs fruits d ci’et de leurs blanches fleurs, que celle de l’épaisse couchede neige qui couvre ici la terre depuis six semaines-Vous échappez donc aux rigueurs de cet hiver désa'