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gréable; votre santé et votre agrément s’en trouventtrès bien. Au milieu de la brillante colonie d’étrangersqui chaque hiver se réunissent à Nice , vous avez dûvous faire un cercle d’aimables connaissances. L’année1868 va donc bien commencer pour vous, et je souhaitede tout mon cœur qu’elle continue de même. Cepen-dant, il ne faut pas se faire d’illusions, elle est biensombre, l’aurore de cette année ! Les points noirs jadissignalés à l’horizon deviennent de gros nuages, et l’oragePourrait bien éclater au premier jour. Tout le mondele dit, voire même nos plus pacifiques députés ; la situa-tion est devenue intolérable, et il faut en sortir. Mieuxv aut cent fois l’emploi d’un remède violent, mais hé-roïque, qu’une mort lente, mais certaine.
D’après ce que l’on m’écrit de Paris , l’Empereur neSe fait aucune illusion. Il est décidé à sortir de l’impasse°ù il s’est fourvoyé si maladroitement; il espère êtreP r êt au printemps et pouvoir alors entrer en actionav ec des chances favorables. Dieu le veuille !.
Nous nous préparons, le fait est incontestable ; mais^ORs nous préparons mal, très mal, surtout si l’on com-P^'e notre préparation à celle de nos ambitieux voisins.^°Rs ne pouvez vous imaginer avec quelle prodigieuseActivité ils travaillent; rien ne les arrête. Ils se soucientP e u de ce que l’on pensera ou dira ; leur unique préoc-Cu pation est de faire tout ce qui peut augmenter leur^ 0r ce, tout ce qui peut leur procurer une chance des,lc cès de plus. Ah ! ce ne sont pas les Prussiens quitl0 Us diraient, comme àFontenoy : « A vous, messieurs