208 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
places, pas trop n’en faut, parce qu’il les faut de
bonne qualité, ce qui coûte fort cher, et que tous leséléments de force d’un pays sont limités par ses res-sources budgétaires et le chiffre de sa population.
Sur ce, mon cher colonel, je vous serre bien cordia-lement la main et vous renouvelle l’assurance de messentiments les plus affectueux et les plus dévoués.
Au général Faure *
Strasbourg, 17 janvier 1868.
Mon cher ami,
Nous vous rendons de tout cœur les vœux que vous
nous exprimez à l’occasion de la nouvelle année. Q ueréserve-t-elle à notre pays, cette année 1868? Qui oserai
le dire? En présence des hésitations, des fluctuations)des contradictions de notre gouvernement, il est imp° s "
sible de prévoir quelque chose. Gomme me 1’écrivadtout récemment de Paris un de nos amis, l’Empereurse porte bien, il semble calme et tranquille; a-t-^pris un parti? Personne n’en sait rien.
Au printemps prochain, nous pourrons avoir uu earmée de quatre cent mille hommes, avec un p eUd’efforts, 800 pièces attelées et 100 mitrailleuses. NoU s
posséderons 400,000 fusils se chargeant paret 35,000 chevaux de cavalerie.
la culasse
Il est bien déplorable que la loi de l’armée, en