209
le désarroi partout, soit venue diminuer notre effectif;c ar, si nous partions au printemps, nous n’aurions quesix contingents, vu que celui de cette année ne pourraetre appelé qu’au mois de juillet, et, quelque hâterçue l’on se donne, il ne sera utilisable qu’au mois deseptembre. La garde nationale mobile ne sera pas orga-nisée; c’est donc une perte sèche. — D’ailleurs, serait-elle organisée, qu’elle n’équivaudrait pas au contingentlue nous perdons. Déduction faite des 14 pour 100 dedispensés, de la mortalité, des mariés, etc., cette gai’denationale ne donnera pas cent cinquante mille hommesPour les années 64, 65, 66, 67. Il est évident que celane vaut pas le contingent qui aurait pu nous rejoindrea ü mois de mars. Des gens raisonnables déduiraient det°ut cela que nous n’aurons pas la guerre cette année., i^pendant elle semble si nécessaire, dans l’intérêt de laFrance , que j’aime mieux fermer les yeux et me dire^ne l’Empereur cache son jeu, qu’il espère suppléer paru n redoublement de bonne volonté, d’entrain et d’acti-Vl té à tout ce qui manque dans notre préparation. Je neVe ux pas supposer un instant qu’il se résigne à déchoire t à laisser déchoir notre pays. Telles sont mes appré-ciions.
• Maintenant, voici celles d’un homme qui habite Paris e t n’est pas de nature trop pacifique. Notre ami Bour-^ a ki m’écrit ce qui suit en date d’hier : « Il paraît que
es nouvelles arrivées d’Italie et de Prusse sont despacifiques. Tout le monde croit à la paix. Onass Ure que la Prusse a de grands embarras politiques,
n
n.