224 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Ion de pionniers et deux escadrons de dragons. Toutesces troupes sont fort exercées et toujours tenues enhaleine. Les soldats d’infanterie sont tous très jeunes,généralement petits et faibles; livrés à eux-mêmes, ilsmarchent mal, les pieds en dedans.
La tenue est d’une uniformité parfaite et présenteune vue d’ensemble très satisfaisante. En la détaillant,nous trouvons que l’habillement est simple, commodeet parfaitement approprié à tous les besoins du soldat,en garnison comme en campagne.
Trois choses nous paraissent essentiellement défec*tueuses : la coiffure, la chaussure et le havresac. Lacoiffure est lourde, gênante ; elle écrase ces petitshommes, surtout par la chaleur, et tous les cuivres dontelle est surchargée sont très apparents à de grandesdistances.
La chaussure se compose d’une demi-botte, qui, de sanature, est une détestable chose pour le fantassin; deplus, celles des troupes prussiennes nous ont paru malconfectionnées, le cuir est dur, le bout trop étroit, lasemelle trop mince et trop étroite. Si ces bottes soûlaisées, elles doivent ballotter au pied de l’homme etdéterminer des blessures au talon et au cou-de-pied tsi elles sont justes, elles doivent entrer et sortir difh c1 'lement lorsque le pied est gonflé par la chaleur et l amarche. Au passage des ruisseaux ou dans les terraiû 5marécageux, elles embarquent de l’eau et du sable o u
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de la vase, ce qui rend la marche très pénible- nl’homme, après avoir marché longtemps à la pluie ^