226 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
rôle du major ou chef de bataillon se borne à constaterles résultats obtenus.
Un heureux hasard nous a permis d’assister à unerevue trimestrielle passée par un de ces majors. Il étaitfacile de voir toute l’importance que chacun attachait abien faire en subissant cette espèce d’épreuve.
Après un examen minutieux de chaque homme défi'lant individuellement sous les yeux du major, la com-pagnie était réunie et exécutait le maniement d’armes»les feux et les principaux mouvements à l’école de com-pagnie.
Il faut avoir vu ces différents exercices pour se fair eune idée exacte du degré de perfection auquel on peu*amener ces hommes. C’est vraiment automatique. Uu emachine, mise en mouvement par un ressort ou n lJpiston, n’arriverait pas à une exécution plus parfaite»et, il ne faut pas s’y tromper, tout s’exécute avec u 110vivacité dont nous n’approchons pas.
Les commandements sont peu nombreux, très brefs»à vrai dire, je crois qu’il n’y a pas de commandeme^ 1d’avertissement. Mais les hommes sont si bien instruit 5 ’si attentifs, si parfaitement exercés, qu’il n’y a jam ajSd’hésitation.
La colonne de compagnie s’exécute particulièreme 11 *"avec une rapidité magique : la compagnie est dim sefien trois pelotons, et, à un commandement très bref» ^ 6premier peloton se ploie en avant du peloton du centi e ’le troisième peloton en arrière. La compagnie se refontsur une ligne avec la même rapidité. A la manière do 11 *