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Tome second.
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STRASBOURG .

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rien â espérer du côté de la France ! » Malheureusement,les faits, chaque jour, viennent confirmer ces tristesthéories, et les plus ardents partisans de la France sontréduits au silence. Dernièrement encore nous avons euun instant d’espoir; lorsque nous avons vu passer leprince Napoléon se rendant à Berlin , le bruit a couruqu’il allait s’entendre avec la Prusse pour la cession delu rive gauche. La joie a e'té grande, mais de courtedurée ; il n’y a plus d’illusions possibles ; on comprendtrès bien aujourd’hui que la guerre seule peut amenerc ette solution tant désirée. Et telle est la lassitude deCe t état précaire, de cet éternel qui-vive, de l’incer-htude, du malaise dans lequel nous vivons depuis troplongtemps, ’que les gens comme moi, pacifiques parcaractère, par position, nous désirons ardemment cetteguerre tant redoutée il y a quelques mois encore ! Jev °us le répète, si vous devez faire quelque chose,^ûtez-vous. La vérité est que toutes ces fractions dePetits États réunis par la nature sur la rive gauche du■tlfin et séparés violemment par des conventions poli-^fiues, ont des intérêts et des sentiments communs,I 11 ils aspirent à se réunir et repoussent toute combi-naison nouvelle qui les séparerait encore. Les sympa-Ities prussiennes dominent peut-être sur les rives de laMoselle, mais c’est le contraire qui existe ici à Mayence ,a Landau et dans tout le Palatinat . Sujets de la Prusse,la Hesse ou de la Bavière , nous voulons avant toutunifier, et nous comprenons que notre sort ne serac °iHplètement assuré, nos véritables intérêts sauve-