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Tome second.
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234 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

gardés, qu’à la condition de faire partie d’une grandenation. Si la France n’est pas assez forte, assez résoluepour nous prendre sous son patronage, pour nousouvrir ses bras, nous nous jetterons dans ceux de laPrusse, de cette nation jeune et pleine de sève, àlaquelle semble appartenir l’avenir ! Mais que la France fasse preuve de force et de volonté, et c’est vers elle quenous entraînera tout naturellement le courant de nossympathies et de nos intérêts.

« L’évêque de Mayence, personnellement, est hostileà la France , parce que c’est un ultramontain exalté etqu’il ne pardonne pas à l’empereur Napoléon ses luttesavec Rome; mais son clergé et les vingt-cinq mill ecatholiques de Mayence ne partagent pas ses idéesexagérées ; c’est un élément considérable dont les sym"pathies sont assurées à la France .

k Les idées que je vous ai exprimées dominent tell e "ment aujourd’hui que, malgré le mécontentement q alrègne dans les villes et les campagnes par suite de 1 ’ag'gravation des charges militaires et des impôts, l eSdernières élections ont été favorables au parti prussie 11sur la rive gauche. C’était bien plus une manifestatio* 1contre le gouvernement des petits États, contre l’étatactuel des choses, qu’une preuve de nos sympathi eSpour la Prusse.

« Cette manière de voir et de penser ne m’est p aSpersonnelle, croyez-le bien; elle est partagée par l eSmédecins, les avocats, les notaires, les négociants, p artous les gens éclairés des villes et des campagnes; c eS *