Band 
Tome second.
Seite
235
JPEG-Download
 

STRASBOURG .

235

c e qui se dit tous les jours dans les cercles, les bras-series, sur les places publiques comme dans les réunionsUltimes. Si vous le désirez, je vous remettrai la liste detous les notables du pays, de tous ceux qui, par leurc oractère, leur position, leur fortune, jouissent deQuelque influence ; vous pourrez les interroger, les faire'Oterroger, et vous verrez qu’il n’y a qu’une manière dev °ir et de penser parmi nous. »

Tel est à peu près le résumé de cette conversation^i, commencée à neuf heures du soir, au pied de lastatue de Gutenberg, ne s’est terminée qu’à une heuredu matin devant la porte de mon hôtel.

C’est en effet, j’en suis convaincu, l’opinion qui^°mine parmi les classes éclairées.

Quant au peuple, c’est-à-dire aux ouvriers et auxPaysans, ils affichent avec une extrême violence leursSe utiments de haine contre les Prussièns. « Ces gens,^sent-ils en parlant d’eux, ne sont pas à leur place ici ;ds n’ont rien à faire de ce côté du Rhin ; nous espéronsd' e n que les Français viendront nous aider à nous endebarrasser un jour ou l’autre. »

Le capitaine S..., étant entré en conversation, prèsd u Till a g e de Weissenau, avec des paysans qui travail-aie nt dans les vignes, leur demanda : « Eh bien ! com-^ent vivez-vous avec vos nouveaux hôtes ? — Comme° n v it avec le diable quand on ne peut pas s’en débar-fa sser !

Us ne sont donc pas aimables tous les jours? »e P r it S... — u Aimables ! ils ne savent qu’imaginer pour