236 CORRESPONDANCE DU GENERAL DUCROT.
nous tracasser. Tenez, vous voyez bien ces vignes, cesvergers, ces champs cultivés; avant-hier, ils s’amusaientà manœuvrer là dedans, piétinant tout, cassant le séchalas, les jeunes pousses, détruisant les clôtures ; nousen avons pour huit jours à réparer les dégâts qu’ils ontfaits.
— Mais ils vous donneront sans doute une indemnitépour cela ?
— Des indemnités ! les Prussiens donner des indeni'nités ! Ils prennent tout et ne rendent jamais rien. Oh •si les Français voulaient nous aider à nous en débat'rasser, ils nous rendraient un fameux service ! »
Ces propos nous ont été répétés par de petits mat'chands, des employés de chemin de fer, des cochers defiacre, et cela spontanément, sans aucune provocation»sans aucune ouverture de notre part; aussitôt que 1 ° ÿreconnaissait en nous des Français , les visages s’ep a 'nouissaient, les langues se déliaient et les gens seiRblaienttrop heureux de pouvoir exposer leurs griefs-
En résumé, dans la partie de l’Allemagne que no aSavons visitée, le mécontentement est général, personu ene considère comme possible le maintien prolongé dustatu quo.
Ou la Prusse doit achever son œuvre, c’est-à-di ie
s’étendre de la mer du Nord aux Alpes et reconstitué
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ainsi, à son profit, l’empire germanique, ou elleêtre refoulée violemment derrière les lignes du Rbi°du Mein, et tout le monde est convaincu que 1 uueces deux solutions ne peut être obtenue que p ar
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