242 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
toutes les armées actives de la Prusse viennent coO'verger avec un ensemble parfait sur Lunéville et Nancy )absolument comme en 18 66 les trois armées partitdes bords de l’Elbe et de la Neiss venaient convergé -vers Gitschin , après avoir franchi les difficiles défil 0Sdes montagnes de la Bohême. De même encore qu’il Yavait pour la Prusse, en entreprenant cette téméran 10invasion, l’immense avantage de séparer l’Autriche deses confédérés, de même il y aurait aujourd’hui p° ulelle l’avantage incalculable d’entraîner dans sonvement tous les États du sud de l’Allemagne et de cofl'
et
de
traindre à l’immobilité l’Autriche déjà incertaineinquiète par suite de l’attitude, au moins douteuse,l’Italie et de la Russie .
Quoi qu’en dise M. le préfet de la Moselle , je p eU *vous affirmer qu’il se produit en ce moment une vh 0réaction contre la Prusse dans les États du PalatiR at(Hesse et Bavière Rhénane ) aussi bien que dans l 05États du Sud de la rive droite du Rhin . L’augmentati 0 ' 5des charges militaires et des impôts, la question d eS'tabacs, la suppression de l’école des cadets à Garlsruh 0 ’
ide 1 'Ude
le parti pris de laisser tomber l’Université d’Heiberg au profit des universités prussiennes, enfi°
iet
question religieuse, et particulièrement le proj
de cette armée ont passé le Rhin à Munchausen . Quant au passage P yà Markolsheitn, les Allemands, jugeant l’opération trop hasarde ^ont renoncé, mais ils ont fait en ce point de faux préparatifs ^.paralysé le 7 e corps et l’ont empêché d’arriver à Frceschwiller. L en$ c0 ii'ble de la prédiction s’est vérifiée. Il en est de même de la marchevergente sur Nancy .