243
Opprimer l’archevêché de Fribourg , ont exaspéré lespopulations, et notre présence sur la rive droite duRhin amènerait, après les premiers succès, une explo-sion générale qui, bon gré, mal gré, entraînerait lesgouvernements à se prononcer en notre faveur. LeMécontentement est si vif en ce moment dans le grand-duché de Bade que l’on craint quelques manifestationsévolutionnaires comme en 1849 , et, chose triste à dire,R semble, à l’attitude et aux propos des gens du partila Cour, qu’on le désire, afin de fournir aux Prus-Sle ns une occasion naturelle d’intervenir et de lancerWrs troupes sur le territoire badois (1).
La Prusse ne se fait aucune illusion sur cet état dec hoses, et c’est un motif de plus pour que, dès le début^ es hostilités, elle fasse tous ses efforts pour nous em-pecKer de prendre l’offensive sur la rive droite du
Votre Excellence verra mieux que moi certainementmoyens à employer pour déjouer les combinaisonsi’ennemi; cependant, je vous demande la permis-8l °n de vous exposer mes idées à ce sujet.
Leut-être aurions-nous avantage, au début des hosti-^és, à rester sur la défensive entre Meuse et Vosges ,^°he même à reculer jusqu’aux lignes de la Seille enappuyant fortement notre droite aux Vosges et notre^Mcbe à Metz . Nous pourrions alors porter la meilleure
«ti ^ es renseignements particuliers du général Ducrot l’autorisaient à),[ Me cette affirmation. Voir plus loin les relations du général avece Galwiek et le grand-duc de Hesse.