256 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
l’État, à moins de circonstances tout exceptionnelleset, dans tous les cas, sans avoir, au préalable, pris mesordres à cet égard.
Recevez, général, l’assurance de ma considérationla plus distinguée.
Le maréchal de France, ministre secrétaired’État de la guerre,
Signé : Niel.
Le général Ducrot au comte de Leussc.
Strasbourg , 13 septembre 1868.
ClIEïl COMTE,
Je vous remercie des renseignements que vous ave 2
bien voulu m’envoyer relativement à la reconnaissant
que doit faire très prochainement un officier général
prussien en compagnie d’un état-major badois, wu'"
tembergeois et bavarois. C’est la contre-partie du p re '
tendu désarmement dont le gouvernement prussien fal*
si grand bruit. Très habiles, ces Prussiens, très habil eS '
Ils ont une adresse diabolique pour faire tout ce qui et,t
de nature à surexciter chez eux le sentiment national»
le
froisser le nôtre, et cependant se donner aux yeux
• de
l’Europe des apparences très pacifiques. Combientemps encore ce jeu doit-il durer?
Les dernières nouvelles venues de Paris sont tre sla guerre; l’on parle d’un conseil des ministres fort oï a