2G2 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
vier 1870. Le général, vivement frappé par les idéesconquête exprimées dans cet article, en parlait souvent à sesfamiliers.
«.Un sentiment intérieur dit aux Allemands qu e
la dernière guerre contre les Français n’a pas été entiè-rement terminée, et que le traité de Paris a laissé pi 11 'sieurs points qui ne peuvent être décidés que par unenouvelle lutte entre les deux nations. Parmi ces pointsest la possession de l’Alsace et de la Lorraine , laisséesaux Français . Cette possession restera toujours la causeprincipale et éternelle d’une guerre nationale contre l aFrance . Cette cause, d’autant plus importante qu’elleest le vrai contrepoison contre le désir mal éteint enFrance de s’emparer de la rive gauche du Rhin , existenon seulement contre Napoléon, mais contre tout g° u 'vernement établi en France .
« L’Allemagne n’a pas encore conquis ses frontièi' eS ’elle n’a pas encore obtenu Yunité ferme et intime sinécessaire à sa tranquillité et à son bonheur futur.sont ces deux choses qui soulèvent et animent les AÜ e 'mands à une nouvelle lutte. Ce que nous exigeons de l aFrance , nous ne l’exigeons pas comme PrussieO s ’comme Bavarois, comme Autrichiens, etc., etc.,comme Allemands et pour le bien de l’Allemagne eJltière. »